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Mini Charlotte

Costa, nouveau partenaire technique pour voir loin !

     Je suis heureuse de vous annoncer la venue d’un nouveau partenaire sur la Mini Transat 2017 : les lunettes solaires Costa (Groupe Essilor). Ces lunettes polarisantes initialement développées pour les pêcheurs aux Etats-Unis ont déjà conquis Jeremie Beyou sur le Vendée Globe 2016-2017. C’est avec confiance et fierté que je porte les mêmes lunettes que ce grand marin. Etant myope, les verres solaires ont été adaptés à ma vue, ce qui est d’un grand confort puisqu’en mer je suis quelque 14 heures par jour exposée au soleil ou à la lumière du jour. Plus besoin de lentilles de contacts ! Aussi, en navigation, nous sommes exposés aux embruns salés de la mer, aux vagues qui déferlent sur le bateau. J’ai pu éprouver les montures sur la Mini-en-Mai (course en solitaire de 500 milles), par tous les temps et elles ont tenu le coup ! Légères, résistantes, elles tiennent bien sur mon nez dans les manoeuvres. J’ai pu tester des verres de différentes couleurs, bleus pour la lumière forte du jour, marrons pour le temps gris ou les lumières de l’aube, et enfin verts pour sublimer les couleurs et accentuer les contrastes (modèle sur la photo que je porte aussi à terre pour faire du sport ou bien pour flâner en bord de mer !)

Particularité de ces verres : ils absorbent la lumière jaune très éblouissante pour une meilleure protection et un renforcement des autres couleurs : le rouge, le vert, le bleu. Ils filtrent à 100% la lumière bleue entre 380 et 430 nm et également 100% des UV. Cela me permet de très bien voir les reliefs, en particulier les risées sur le plan d’eau ou les contrastes dans les nuages !

Merci à toute l’équipe Costa de m’équiper pour mes courses, vos lunettes m’aident à voir loin !

Persévérance

Vendredi dernier, je passais la ligne d’arrivée de la Mini-en-Mai à 20 heures après 3 jours, 9 heures et 10 minutes de course. Sur les pontons m’attendaient à ma grande surprise une douzaine de personnes, amis et famille, venues de loin pour m’accueillir après cette nouvelle épreuve de préparation de la Mini Transat. J’avais l’impression d’avoir fait le Vendée Globe tant je suis peu habituée au bain de foule à mes arrivées. Pourquoi tant de monde ? 

Quelques jours avant le départ, j’étais fatiguée, le moral dans les chaussettes, stressée par cette grande course technique et intense. Le jour du départ, le vent de terre est soutenu, s’il est stressant, il est aussi revigorant. C’est donc avec l’envie retrouvée d’en découdre que je pars sur l’eau. Le départ au vent arrière est rapide. A 11 heures, les quelque 70 spis se gonflent au son du canon et nous voilà 70 solitaires partis pour un parcours en baie  de Quiberon de 30 milles avant de prendre la route du large pour 500 milles en solitaire, direction la Chaussée de Sein. A peine une heure après le départ, naviguant alors en 9e position (4e prototype), mon foc s’est déchiré dans toute sa largeur, puis sur la hauteur au niveau de la chute. Après un rapide constat, je me suis faite à l’idée que je ne pourrai pas réparer la voile en mer. Les larmes au yeux, le coeur serré, je suis donc repartie vers le port de la Trinité-sur-Mer, pensant que la course était terminée n’ayant pas de foc de rechange. Je n’y croyais plus. Les organisateurs ont appelé pour moi une voilerie qui pouvait essayer de réparer la voile. Une fois arrivée au ponton, aidée d’un inconnu, j’ai enlevé ma voile, puis j’ai filé dans la voiture de ce même inconnu vers la voilerie Technique Voile afin d’avoir leur avis sur la réparation éventuelle. Le premier voilier que je rencontre me dit qu’il en a pour des heures et n’est pas très optimiste. Puis arrive un second voilier qui annonce à son collègue, à deux on peut réparer la voile en 2 heures ! Redescendue sur le port, et après un café en terrasse, toujours en course puisque je n’ai pas abandonnée, je file chercher la voile réparée à la voilerie, et hop me voilà repartie pour la course avec 4 heures de retard sur mes concurrents qui ont déjà terminé le parcours en baie et partent au large. Je reprends la course là où j’avais du la laisser, seule dans un vent forcissant. Il est 20 heures quand enfin je prends le passage de la Teignouse (passage mythique pour sortir de la baie de Quiberon) direction Sein. Les concurrents sont loin devant, j’ai du mal à attaquer, à mettre mettre dans un mode « course ». Puis vers 2 heures du matin, j’aperçois quelques lumières sur l’eau, c’est bon j’ai rattrapé les derniers ! Je dois absolument passer le ras-de-Sein avant 5 heures (passage de la pointe de la Bretagne réputé pour son fort courant et sa mer tumultueuse!) autrement je serai gênée et ralentie par des courants contraires. Enfin, je lâche les chevaux pour atteindre Sein avant la bascule.

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Une bonne note pour commencer la saison en solitaire !

Le 23 avril dernier je prenais le départ de la Sélect 6.50, première course de la saison en solitaire à Pornichet (44). Nous étions 71 coureurs à nous élancer sur un parcours de 300 milles entre Groix et les Sables d’Olonne. Le vent d’est annoncé nous réservait alors des nuits fraiches et des bords rapides mais humides. La course fût intense, j’ai peu dormi car la côte était partout, les adversaires aussi. Au final, après 46 heures de course, je coupe la ligne 7e position du classement proto (10e position du classement général). Un beau résultat qui augure de bonnes choses pour le reste de la saison, tout en étant très consciente de ma marge de progression, en particulier sur la gestion de la navigation la nuit.

Retour cette course intense et magique :

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Parcours de la course au Départ de Pornichet

Après un très mauvais départ suite à un souci technique mineur, je coupe la ligne avec 20 secondes de retard sur les autres concurrents. Mais rapidement, je me retrouve aux avants postes, en pariant sur une option stratégique payante sur la remontée au près. C’est donc dans la tête de flotte que j’envoie mon grand spi dans un vent soutenu, pour une grande descente le long des côtes jusqu’au Croisic. Je remonte les bateaux un à un puis je me retrouve à quelques mètres du premier, puis suite à une bascule de vent inattendue je me retrouve propulsée à la première place pour presque 2 heures de portant, loin devant tous les autres concurrents. En tournant la tête et en voyant tous les spis au loin, je n’étais pas peu fière d’être devant !

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Le vent a ensuite mollit et je me suis faite rattraper par quelques bateaux. Nous nous sommes retrouvés au près pour aller jusqu’aux Birvideaux (marque au Nord de Belle-Île). Le vent d’est a basculé au nord en se rafraichissant, c’était le moment de se mettre en tenue de nuit. Je n’ai pas enfilé de nuisette ou de pyjama mais une combinaison étanche qui permet de rester au sec malgré les paquets de mers qui viennent s’écraser sur le bateau. Le vent est rentré assez fort une fois Belle-Île passée. J’étais contente d’être déjà au sec dans ma combinaison orange, même si le col en latex n’est pas très agréable pour le cou, au moins l’eau ne rentre pas. J’ai ensuite fait tomber mon spi car le vent ne permettait plus de le tenir sur la route vers les Sables d’Olonne. J’ai finalement tenté une autre configuration de voile (code5) mais qui n’a pas tenu. Je me suis donc décidée à ne rien envoyer sachant que le vent allait forcir et refuser. C’est à ce moment là que j’ai perdu des places. Dans la nuit noire je n’ai pas trouvé la force d’attaquer, j’ai encore du mal à trouver mes repères avec les instruments de bord et à me fier aux chiffres seulement. Je contourne la marque des Sables d’Olonne en 15e position dimanche matin, bien décidée à remonter quelques bateaux. Le vent était fort, le bord est allé très vite, j’ai pu en quelques heures rattraper 5 bateaux filant entre 13 et 15 noeuds sous code 5 (petite voile d’avant puissante aux allures de reaching) ! Le bord s’est terminé le long de l’Ile d’Yeu sous un grand soleil et sur une mer d’un bleu profond écumée par le vent. C’était certainement le meilleur bord de la course, le genre bord pour lequel je comprends pourquoi je m’inflige autant de douleurs pour arriver de l’autre côté de l’Atlantique !

Après Yeu,  la remontée jusqu’à Groix fût fastidieuse, le vent est tombé en approche de Belle-Ile puis est resté mou et oscillant jusqu’aux abords de Groix dimanche dans la soirée. Un concurrent avait apporté sa radio longue distance en mer afin d’avoir les résultats du premier tour des élections présidentielles. C’est donc en écoutant une discussion VHF que j’ai eu vent de la nouvelle! J’avais l’impression d’être à mille lieues de ma vie parisienne, de ma vie sur les bancs de Sciences Po. La fatigue a commencé à se faire sentir à nouveau, n’ayant dormi que 2h30 la nuit précédente. Je commençais à me parler à moi-même, à voir un chien sur le bateau, j’ai donc été dormir pour deux petites siestes de 10 minutes avant de passer Groix. Puis le vent est rentré et 3 bateaux sont revenus dans mon tableau arrière. Je contourne Groix avec eux dans une nuit noire et froide. Nous sommes ensuite descendus sur les îles de Houat et Hoedic. Au petit matin, au près en route vers Pornichet, les dauphins sont venus me réveiller ce qui m’a donné une bonne dose de bonheur et d’énergie pour rester à la barre malgré le froid et régater avec les 3 bateaux qui étaient tout proche. Nous avons joué ensemble jusqu’au bout, et moi un peu trop, j’étais tellement prise dans le jeu de la tactique que je suis allée jouer dans les cailloux, fort heureusement une bonne étoile m’a permis de sortir indemne de cette mauvaise passe (la bonne étoile c’était surtout mon adversaire Pierre qui m’a appelée à la VHF pour me dire « Charlotte, tu ne devrais pas rester ici, là où tu es il y a des cailloux… »). J’ai immédiatement viré de bord, voyant les cailloux à fleur d’eau j’ai fait demi-tour. C’est ainsi que deux bateaux sont repassés devant, mais le bateau était sauf alors peu importait !

Je coupe donc la ligne d’arrivée à 11h30, heureuse de cette régate, réalisant combien j’ai progressé en un an, depuis cette même régate en 2016.

Prochaine étape la Mini en Mai, 500 milles en solitaire au départ de la Trinité-sur-Mer, direction Sein puis l’estuaire de la Garonne et retour à La Trinité-sur-Mer. D’ici cette course je vais installer de nouveau panneaux solaires sur le bateau et installer un nouveau système pour régler mon nouveau foc dessiné et fabriqué par la voilerie Technique Voile.

Merci de suivre cette aventure, merci pour vos soutiens !

Charlotte

Embarquez dans l’aventure en soutenant le projet !

A moins de 6 mois du départ, je viens de lancer une campagne de financement participatif afin de pouvoir partir sereinement sur l’Atlantique en ayant bouclé mon budget. Je vous invite donc à participer à la hauteur de vos moyens.

Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ! Embarquez dans l’aventure, et traversez l’Atlantique avec moi, soyons fous tous ensemble. Que vous soyez jeunes ou moins jeunes, il n’y a pas d’âge pour rêver. Mon rêve quelque part c’est le votre, celui d’oser s’engager, quelque soit votre projet. Nous avons tous un océan à traverser pour atteindre nos objectifs. Car la vie est un océan à traverser, avec son lot de difficultés mais surtout de promesses. Ensemble tout est possible !

Pour participer à la campagne et embarquer à bord c’est par ici → https://ekosea.com/fr/projet/152-la-mini-transat-une-maxi-aventure

Si vous ne pouvez pas participer, alors n’hésitez pas à parler du projet autour de vous et dans vos réseaux :-)

Par avance merci de vos coups de pouce !

Charlotte

Officiellement qualifiée pour la Mini Transat 2017 !

Ça y est, je suis officiellement qualifiée pour la Mini Transat 2017 ! Il me manquait 80 milles en course (sur 1000 demandés), validés ce week-end lors de la Lorient BSM ! J’assure donc mon billet pour la Martinique, départ le 1er octobre à La Rochelle !!!

C’est une première grande victoire de ce projet mais la route est encore longue pour que je sois prête à 200% le jour du départ, je dois encore trouver des financements, continuer la préparation du bateau et mon apprentissage du large

Je suis très heureuse d’y être arrivée, et cela a été rendu possible grâce à mes proches, premiers soutiens et grâce à mes deux sponsors actuels Optigestion et Opcalia.

Merci à eux, et merci à vous pour vos soutiens quotidiens !

Crédit Photo : Breschi / collectif Rochelais Mini Transat

Top départ de la saison 2017 !

Depuis la mise à l’eau du bateau fin février, tout s’est accéléré !

#ENTRAINEMENTS

Il n’y a pas de secret, pour arriver de l’autre côté de l’Atlantique avec mon bateau, je dois naviguer, naviguer et encore naviguer. Je m’entraîne donc au Pôle de course au large de La Trinité-sur-Mer, mais aussi ponctuellement à Lorient avec l’excellent coach Tanguy Leglatin. C’est la première fois depuis le début du projet que je suis entraînée. L’entraîneur depuis un semi-rigide, nous conseille sur nos réglages du bateau et sur notre conduite à la barre. Le tout est filmé et longuement débriefé à la fin de la journée. C’est franchement dur. Très dur. Si les remarques sont foisonnantes et pertinentes, elles sont aussi déroutantes car je prends conscience de l’ampleur des connaissances à avoir pour bien mener le bateau. C’est un puit sans fond de savoir, de compréhension, de réglages, d’ajustements et cela rend la navigation passionnante, mais difficile. La marge de progression est énorme et je suis bien loin d’arriver en haut de la courbe ! Les entrainements sur l’eau durent en moyenne 4 heures par jour. Ce n’est rien par rapport aux courses qui peuvent durer plusieurs jours, mais l’intensité n’est pas la même. Nous enchaînons les bords sur différentes allures qui impliquent des changements de voile incessants, les bords sont courts, à peine le temps de ranger le bateau qu’il faut manoeuvrer et tout déranger à nouveau ! C’est ainsi que ça rentre, faire la même chose indéfiniment pour savoir faire au milieu de l’Atlantique, seule et sans réfléchir.

#RECHERCHE DE SPONSORS

Quand je ne suis pas sur mon bateau, je suis derrière mon ordinateur téléphone en main, à la recherche de sponsors assez fous pour traverser l’Atlantique avec moi ! J’ai aujourd’hui rassemblé 45% de mon budget, c’est déjà beaucoup mais je dois encore acheter de nouvelles voiles pour le bateau, acheter et installer un nouveau système 100% solaire pour charger les batteries de mon bateau pendant la Transat, financer les entrainements, les formations, et du matériel de sécurité neuf. Un partenaire technique vient d’embarquer à bord, je vous en dis plus très vite ! 😎

#PREPARATION DE LA PREMIERE COURSE 

Dans moins de 2 semaines je prendrai le départ de la Lorient BSM, une course en double de 150 milles au départ de Lorient, entre Sein et Belle-Île. La première course demande une préparation particulière car tout doit être prêt sur le bateau, en particulier ce qui concerne la sécurité. Le matériel de sécurité embarqué à bord est dans 90% des cas soumis à des dates de péremption, il faut donc que tout soit en règle pour que je puisse partir sur la course. Je dois aussi préparer la navigation et repérer les zones de course, les cailloux, les courants, et ajuster la préparation au dernier instant en fonction du vent ! Si je termine cette première course, alors je serai officiellement qualifiée pour la Mini Transat 2017, il me reste seulement 80 milles à valider en course sur les 1000 milles demandées ! Au taquet donc pour boucler cette course et appréhender les autres courses de la saison en toute sérénité !

 

1ère régate de la saison 2017 et 1er podium !

Ce week-end, je participais pour la première fois à la Women’s Cup, une régate 100% féminine rassemblant sportives de haut-niveau et passionnées de voile, le tout dans une ambiance amicale et festive ! Nous étions 32 équipages, soit 160 femmes à en découdre sur l’eau. Nous avons couru 5 manches dans un vent médium dans la baie de la Baule, sous la pluie mais en gardant le sourire !

Camille Lecointre, médaillée des Jeux de Rio et avec qui je faisais du 470 (dériveur) m’a proposé de faire cette régate il y a quelques semaines. J’ai trouvé le concept de la régate très chouette, et l’idée de naviguer à nouveau en équipage me titillait. Nous étions donc 5 à bord, 4 filles issues du dériveur, et Tiphaine super bénévole pour la SNSM.

Le classement importait peu, mais dès que la course était lancée, nous nous prenions vite au jeu et nous retrouvions tout le sérieux nécessaire pour rester aux avant-postes ! C’est ainsi que nous prenons la 3ème place du classement général (2; 2; 2; 3; 7) !

Un grand merci aux organisatrices bénévoles de cette super régate (à laquelle je vous invite à participer l’an prochain, quelque soit votre niveau de voile !), merci également aux partenaires de l’édition 2017 pour les superbes lots, avec un coup de cœur pour le compas de relèvement Plastimo rose, une édition limitée :-)

En ce début de semaine je me concentre sur la recherche de partenaires et la comptabilité avant une nouvelle session d’entraînements à partir de vendredi prochain à La Trinité-sur-Mer.

Bonne semaine à toutes et à tous !

Charlotte

Débarquement à La-Trinité-sur-Mer

Cette année, je suis accueillie par le mythique port de La-Trinité-sur-Mer pour m’entraîner dans la magnifique baie de Quiberon, une baie qui a l’avantage d’être relativement protégée du large et donc navigable par tous les temps. Nous sommes une petite dizaine de ministes à s’entraîner à la Trinité, dont Aurélien, Erwan, Jonathan, Enzo et Clément qui participeront avec moi à la Mini Transat 2017 !

L’ambiance est à l’entraide et aux bons conseils que ce soit pour bricoler ou pour naviguer. Les entraînements et les formations sont orchestrés par le club Société Nautique de la Trinité (SNT) qui nous propose régulièrement des entrainements et des formations théoriques dispensées par le navigateur Yves Le Blevec. Bref, cette année le Pole d’entrainements des Mini 6,50 trinitains redémarre en trombe avec pour ligne de mire la Mini Transat 2017 !

Merci au port et à la SNT pour leur accueil !

CHANTIER EN COURS !

Plus jeune, j’imaginais traverser l’océan Atlantique en solitaire. Je ne voyais que la partie visible du projet : les longs surfs sur l’Atlantique. Une fois le nez dans l’aventure, je me rends compte que le partie immergée de l’iceberg est énorme !

En ce moment, dans les coulisses de l’Atlantique, je prépare le bateau, j’en prends soin afin d’anticiper tous les potentiels problèmes du bateau et d’optimiser les systèmes pour que le bateau soit plus performant et fiable.

Comment se déroule mon chantier ? 

Après avoir mis le bateau au sec commence le grand nettoyage. En effet, pour bien travailler, il faut vider tout le bateau, le nettoyer pour y voir clair. Ensuite, c’est le grand vide, je ne sais pas par où commencer, ni comment faire, car c’est la première fois que je gère le chantier d’un bateau. Je commence donc par reprendre la TO DO que j’avais commencée lors de mes navigations et j’ajoute celles inhérentes à un chantier d’hiver. Voici donc les différents chantiers menés sur mon bateau en cet hiver 2017 en vue de la Mini Transat :

ELECTRICITE :

Il y a peu d’électronique à bord, mais il est essentiel pour la navigation : pilote automatique (pratique pour dormir et manger!), instruments électroniques de mesure (vent, vitesse, pression atmosphérique, angles au vent, cap compas…), GPS (sans cartographie, seulement les coordonnées latitudes, longitudes), panneaux solaires (essentiels pour alimenter les instruments électroniques du bord, en particulier le pilote), VHF (radio servant à communiquer avec tous les types de navires se trouvant à moins de 20 milles), AIS (émetteur, récepteur d’ondes servant à être vus sur un écran radar et à voir les autres). Il est important de bien connaître ces instruments mais aussi et les branchements entre ces éléments afin de pouvoir réparer une éventuelle panne en mer.

COMPOSITE :

Le bateau est construit en carbone. Le carbone est un métal, ici transformé en fibres souples, que l’on vient rendre solide à l’aide d’une résine EPOXY en lui donnant la forme et la résistance souhaitée. Le carbone est très solide structurellement mais sensible aux chocs. Par exemple, un gros coup de marteau pourrait suffire à percer la coque du bateau de manière très localisé. La partie extérieure de la coque est protégé par un enduit peint. L’enduit est soumis à des petits chocs que je dois réparer pour protéger le carbone. Parfois, la fibre est atteinte en particulier sur la jonction pont-coque, il faut alors réparer en enlevant la fibre endommagée et en ajoutant un nouveau tissu de carbone, comme un pansement (ex : la photo ci-dessous, réparation des casques de safrans abîmés par le frottement répété d’un bout).

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FICELLES :
Sur le bateau il y a un tas de bouts (cordes en langage nautique, mais il est interdit d’utiliser ce mot à bord car il porterait malheur!) qui s’abîment. Ainsi il faut les entretenir et les changer au besoin. Les bouts passent par des circuits complexes qu’il faut parfois repenser. Tout le travail réalisé autour des bouts s’appelle du matelotage. C’est l’art de faire des nœuds, mais aussi de la couture mais surtout de penser aux résistances des matériaux utilisés afin qu’ils durent au moins toute la traversée de l’Atlantique, constamment soumis à des efforts, des frottements, au soleil… 

ACCASTILLAGE :
L’accastillage c’est tous les accessoires qui sont sur le pont du bateau : poulies, winches, pontés, taquets… Tous ces éléments doivent s’entretenir. Par exemple, je démonte les 3 winches du bateau, et je les nettoie à l’essence, ce qui les graisse légèrement en même temps. Aussi, je dois changer les billes abîmées du chariot de grand-voile, elles servent à faire glisser le chariot sur le rail. A force de frottements, les billes ne sont plus tout à fait rondes et entravent le glissement du chariot de la grand-voile.

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Au début je ne savais pas comment m’y prendre, puis j’ai mis le nez dans le bateau, j’ai demandé des conseils, je me suis parfois entourée de personnes compétentes pour les sujets très techniques comme l’électricité, j’ai observé puis je me suis lancée. 

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