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Mini Charlotte

Une deuxième place sur le prologue de la Mini Transat !

Guy, cousin de Charlotte et passionné par la course au large, devient dès aujourd’hui le commentateur officiel de la Mini Transat de Charlotte, voici son récit du prologue du dimanche 24 septembre !

Comme les marins sont un peu superstitieux et qu’il est bien connu que qui gagne le prologue ne gagne jamais (ou presque) la course qui suit… Charlotte a poliment laissé la première place pour se contenter de la médaille d’argent !
Le favori est parti sous le vent (côté bouée, sur la gauche) alors que les 80 autres bateaux jouaient placés sur la droite du départ (bateau comité) et question départ les années de préparations olympique de Charlotte et de Julien Pulvé son équipier leur auront sûrement permis de bien jouer tactiquement.
En effet à droite on a la priorité, donc on choisit quand virer et on contrôle ainsi ses adversaires…
Hors il se trouve que le vent a justement tourné à droite, réduisant ainsi la route vers la bouée de dégagement pour ceux qui étaient du bon côté lors de la bascule de vent!…
Charlotte, tu l’as lu dans les nuage en suivant les instructions du spécialiste Jean Yves Bernot ou tu l’avais préparé en amont ?
Et là on hisse le superbe spi et on glisse à la file indienne, et ça la vitesse sous spi, que l’on retrouvera sur les alizés, c’est le terrain de jeu préféré des minis et du nº802 de Charlotte !
Résultat des courses un magnifique podium en guise de mise en bouche!
Bravo Charlotte t’es déjà dans le rythme, dans ta course, il ne reste plus qu’à rentrer dans la configuration gestion de sommeil fractionné en petites siestes et les repas à préparer et avaler à quatre-pattes pour ne pas en perdre une miette et s’adapter aux sautes d’humeur des vagues et autres risées qui permettrons d’aller chercher les grands surfs sur l’Atlantique!
Le bateau Optigestion et Charlotte sont au point, reste un peu de «fine tunning» pour occuper l’esprit et peaufiner les options météo.
Vivement que les chevaux soient vraiment lâchés !
La suite dans le prochain épisode dès le WE prochain !
GUY

La Rochelle est en fête !

Cela fait dix jours que je suis arrivée à La Rochelle pour le départ de la Mini Transat. J’ai du mal à réaliser ce qui est en train d’arriver. Je vais prendre le départ de cette course mythique qui fête ses 40 ans cette année. J’en ai rêvé pendant de nombreuses années, je lisais les récits des ministes avec envie et aujourd’hui j’en suis ! Je fais partie des 81 skippers qui s’élanceront dans 5 jours sur l’océan Atlantique. Et c’est là une grande fête et une grande victoire ! Toutes les voyants sont au vert, plus rien ne peut m’arrêter pour prendre ce départ. Arriver de l’autre côté sera une autre aventure… ;-)

Affaire à suivre !

 

 

Mens sana in corpore sano

J-19 !

Dans les coulisses de la Mini Transat La Boulangère, je prépare les sachets alimentaires journaliers !

Au menu : deux plats made in BHZ ultra caloriques à réchauffer au bain-marie, une compote, une crème Mont Blanc, des petits biscuits, des graines et fruits à coques en tout genre et cerise sur le gâteau : un bon paté Hénaff (alterné par du foie de morue 😋) !

Parfois en mer il est difficile de manger. La tête est ailleurs, et souvent quand j’ai 20 minutes devant moi je préfère aller faire une sieste. Ces petits sachets quotidiens m’aident à mieux manger. Je n’ai pas à réfléchir, pas à choisir. Je pioche dans le sac avec l’objectif de tout faire disparaître pour garder une bonne forme physique !

Des petits conseils nutritionnels afin d’être au top pour ma longue traversée de l’Atlantique ?

M-1 !! 🏁⛵️

Grand départ pour la Mini Transat La Boulangère dans un mois tout pile !

Aujourd’hui, je voulais faire un spécial big-up à ma grand-mère qui du haut des ses 91 ans a bravé la pluie pour venir voir mon bateau depuis la Mayenne.

A vrai dire, elle ne comprend pas grand chose au bateau, à la voile, à la mer. Et pourtant elle est là. Un peu comme vous peut-être. Je ne sais pas très bien si vous comprenez tout ce que je fais. Et après tout, je m’en fous.

L’essentiel dans cette aventure, ça a été de la partager avec ma famille, avec mes amis, avec Quentin mon fiancé, avec mes partenaires, avec les Femmes de Bretagne, avec vous tous, inconnus et moins inconnus qui me témoignez votre soutien au quotidien !

Soyez à fond pour les 30 derniers jours avant le départ ! J’ai besoin de vous ;-)

Je vous souhaite une belle rentrée pleine de rêves, d’envies et de projets fous !

Charlotte

Dans la famille des métiers, je demande…

Pour faire la Mini Transat, il ne suffit pas de savoir tenir un cap. J’ai appris mille métiers pour préparer cette course ! J’étais déjà touche-à-tout, mais jamais je n’aurai imaginé découvrir autant de métiers.

Tout d’abord, revenons aux origines de la course. La Mini Transat a été créée en 1977 par Bob Salmon, un anglais qui en avait marre de la démesure des courses au large à la voile des années 1970. Démesure des bateaux qui étaient immenses, et démesure des budgets qui laissaient peu de place aux navigateurs sans le sous. C’est alors qu’est née la Mini Transat, la course de la démerde, de la débrouille, de la bidouille. La course sans le sous sur des petits bateaux de 6,50m pour que tout marin en herbe ou confirmé puisse se confronter au large.

Si aujourd’hui quelques skippers « professionnels » ont des budgets leur permettant de déléguer les tâches techniques, la plupart mettent les mains dans le cambouis pour préparer leurs montures.  C’est ainsi qu’en deux ans, je suis ponctuellement devenue stratifieur composite (travail du carbone, matériaux de construction du bateau), peintre, mateloteur (travail sur les cordages du bateau), préparateur (nettoyage et entretien des mécaniques, réparation, entretien du bateau en général), poseur en grand format pour la décoration  du bateau. Je me suis aussi essayée au métier d’électricien, mais rien de très concluant pour l’instant. Je m’y remets fin août sous la houlette d’un super électricien pour apprendre et mieux comprendre mon matériel électrique et électronique.

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Réalisation de supports rigides pour mes panneaux solaires, 15h de travail pour fabriquer ces deux pièces en carbone.

Je ne me suis pas improvisée stratifieur ou électricien en un clin d’oeil. J’ai suivi des formations pour comprendre les aspects des différents métiers qui touchent à mon projet, j’ai observé les plus expérimentés, et surtout j’ai demandé des conseils aux vieux sages qui peuplent mon écosystème breton, car ces gars et ces filles ont de l’or dans les doigts. Leur travail d’artisan est incroyable. Au début, leurs devis me paraissaient exorbitants, les délais de réalisation assez lents. Puis en m’y mettant, j’ai réalisé Ô combien le travail manuel était long et fastidieux. J’ai fait de belles choses de mes mains, mais je suis encore loin de la perfection que proposent les artisans. Je leur tire mon chapeau !

Nouvelle robe pour le 802 !

      A 45 jours du départ, j’ai enfin pu offrir une nouvelle robe à mon bateau. J’avais décidé de faire moi-même la décoration du bateau afin de faire des économies, du design à la pose des auto-collants. Un sacré challenge car la surface à couvrir était grande… Ca m’a pris du temps, au moins 3 jours pour préparer la coque, trouver la technique pour coller la grande bande bleu, puis positionner les numéros et autocollants des sponsors de manière harmonieuse. Le tout en essayant de ne pas laisser de bulles sous l’autocollant. C’est donc une mission accomplie même si quelques bulles m’ont tenue tête !

Il reste encore de la place pour 2 partenaires sur la coque, embarquez à bord avec vos couleurs et vos valeurs d’entreprise !

 

Deux mois avant le grand saut !

     Aujourd’hui, nous sommes le 1er août 2017, et dans deux mois, je prendrai le départ de cette course tant rêvée : la Mini Transat.

C’était un rêve de gamine. Je n’imaginais pas la puissance d’un tel projet, et l’investissement personnel qu’il impliquait. Naïvement à 17 ans, je pensais que la Mini Transat c’était seulement une belle traversée à la voile de l’océan Atlantique. Je ne voyais que la partie flamboyante du projet. Le départ, l’excitation, les heures sous spi dans une longue houle, l’arrivée, les proches, la fête. En septembre 2015, j’ai pris mon rêve en main, je me suis lancée au défi, armée de mon optimisme presque naïf.

J’ai posé un choix, et je l’ai assumé jusqu’au bout malgré tous les imprévus, malgré les difficultés. Je suis restée fidèle à ce rêve et je m’apprête enfin à en découdre avec l’océan Atlantique, seule en course sur un bateau de 6,50 mètres. Cela n’a pas été facile, et encore aujourd’hui je me bâts pour être prête le jour J. Je me bâts contre moi-même, car au fond j’ai peur de tout ce qui est en train de s’accomplir, d’aller au bout de ce rêve.

J’ai posé ce choix audacieux seule. Mes proches n’étaient pas très favorables à ce projet hors des clous. Petit à petit, ma famille, mes amis, mes partenaires et l’association Femmes de Bretagne se sont fédérés autour de cette aventure en solitaire. Aujourd’hui, je porte ce choix avec eux, ils m’aident à rester forte et confiante face à l’immensité de ce challenge. Finalement, ce projet je l’ai décidé seule et je le termine avec une foule de soutiens, parfois même des tout petits soutiens qui n’ont l’air de rien, mais qui mis bout à bout sont incroyables et géniaux.

Bref à deux mois du grand saut, je souhaitais prendre le temps de vous dire du fond du cœur et chaleureusement MERCI.

A mes partenaires Optigestion, Matthieu Challières et Opcalia, MERCI pour votre confiance, pour votre soutien primordial sans lequel je ne pourrai pas faire la Mini Transat.

Aux Femmes de Bretagne, merci pour toutes les ondes positives que vous m’envoyez !

A mes parents, à ma famille, à mes amis, merci pour votre endurance et pour votre patience. Avec un peu de chance, après je me range ?

A Hubert Poirot-Bourdain, ami et illustrateur, merci pour la superbe fresque peinte sur la grand-voile.

A Quentin mon fiancé, merci pour ta présence.

A la Classe Mini, merci de nous permettre de réaliser nos rêves.

Enfin, à tous les moussaillons anonymes qui me soutiennent au quotidien, merci !

 

 

La lumière de Mathieu Challières pour traverser l’Atlantique

De la lumière, des oiseaux, et de la poésie. Voici en trois mots Mathieu Challières, entrepreneur qui a créé l’entreprise de luminaires du même nom il y a 20 ans, sans un centime mais pas sans s’être fixé un cap à tenir au plus près du réalisme et de l’indépendance. C’est dire si mon aventure a su immédiatement lui parler.
Et cette rencontre impromptue n’est pas sans rappeler mes rencontres maritimes avec les petits oiseaux terriens égarés sur les étendues bleues.
Ils sont nombreux à venir se poser sur mon bateau, fatigués d’avoir volé si loin. Mon embarcation devient alors leur refuge, et ces petits compagnons inattendus de voyage me rendent heureuse et moins solitaire. Les voir se poser sur mon bateau est toujours une vraie joie, un moment magique qui reste dans les mémoires !

Merci à Mathieu Challières et à ses mille petits oiseaux pour son soutien. Merci d’embarquer avec moi à la poursuite de mon rêve!

Rencontre avec l’équipe Optigestion

Fin juin, je profitais d’un passage à Paris pour aller rencontrer l’équipe d’Optigestion, premier et principal sponsor dans cette aventure. Une belle occasion de présenter le projet sous toutes ses coutures et de répondre aux innombrables questions des collaborateurs. Ce qui peut me paraître assez banal dans mon projet est parfois totalement incongru à leurs yeux. Les questions les plus récurrentes se portent sur mon sommeil, ma nourriture, sur le nombre de jours sans poser pieds à terre et sans communiquer avec personne. Dans notre monde hyper connecté, il peut en effet paraître difficile de concevoir de passer plus de quinze jours sans avoir de nouvelles de Donald Trump et de son compagnon de jeu Kim Jun II, sans envoyer une photo à nos proches, un texto à son chéri….

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J’ai passé un excellent moment avec cette équipe de choc qui s’est impliquée dans le projet à fond, pas seulement sur le plan financier, et c’est sincèrement en cela que le partenariat est réussi. L’échange ne passe pas que par la mise en avant d’une entreprise mais par la volonté de partager une aventure hors du commun, de la rendre accessible à tous.

Un immense merci à toute l’équipe pour votre confiance et pour votre soutien sans lequel je ne pourrai m’aligner sur la ligne de départ de cette course mythique : la Mini Transat.

 

 

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