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Mini Charlotte

La lumière de Mathieu Challières pour traverser l’Atlantique

De la lumière, des oiseaux, et de la poésie. Voici en trois mots Mathieu Challières, entrepreneur qui a créé l’entreprise de luminaires du même nom il y a 20 ans, sans un centime mais pas sans s’être fixé un cap à tenir au plus près du réalisme et de l’indépendance. C’est dire si mon aventure a su immédiatement lui parler.
Et cette rencontre impromptue n’est pas sans rappeler mes rencontres maritimes avec les petits oiseaux terriens égarés sur les étendues bleues.
Ils sont nombreux à venir se poser sur mon bateau, fatigués d’avoir volé si loin. Mon embarcation devient alors leur refuge, et ces petits compagnons inattendus de voyage me rendent heureuse et moins solitaire. Les voir se poser sur mon bateau est toujours une vraie joie, un moment magique qui reste dans les mémoires !

Merci à Mathieu Challières et à ses mille petits oiseaux pour son soutien. Merci d’embarquer avec moi à la poursuite de mon rêve!

Costa, nouveau partenaire technique pour voir loin !

     Je suis heureuse de vous annoncer la venue d’un nouveau partenaire sur la Mini Transat 2017 : les lunettes solaires Costa (Groupe Essilor). Ces lunettes polarisantes initialement développées pour les pêcheurs aux Etats-Unis ont déjà conquis Jeremie Beyou sur le Vendée Globe 2016-2017. C’est avec confiance et fierté que je porte les mêmes lunettes que ce grand marin. Etant myope, les verres solaires ont été adaptés à ma vue, ce qui est d’un grand confort puisqu’en mer je suis quelque 14 heures par jour exposée au soleil ou à la lumière du jour. Plus besoin de lentilles de contacts ! Aussi, en navigation, nous sommes exposés aux embruns salés de la mer, aux vagues qui déferlent sur le bateau. J’ai pu éprouver les montures sur la Mini-en-Mai (course en solitaire de 500 milles), par tous les temps et elles ont tenu le coup ! Légères, résistantes, elles tiennent bien sur mon nez dans les manoeuvres. J’ai pu tester des verres de différentes couleurs, bleus pour la lumière forte du jour, marrons pour le temps gris ou les lumières de l’aube, et enfin verts pour sublimer les couleurs et accentuer les contrastes (modèle sur la photo que je porte aussi à terre pour faire du sport ou bien pour flâner en bord de mer !)

Particularité de ces verres : ils absorbent la lumière jaune très éblouissante pour une meilleure protection et un renforcement des autres couleurs : le rouge, le vert, le bleu. Ils filtrent à 100% la lumière bleue entre 380 et 430 nm et également 100% des UV. Cela me permet de très bien voir les reliefs, en particulier les risées sur le plan d’eau ou les contrastes dans les nuages !

Merci à toute l’équipe Costa de m’équiper pour mes courses, vos lunettes m’aident à voir loin !

Persévérance

Vendredi dernier, je passais la ligne d’arrivée de la Mini-en-Mai à 20 heures après 3 jours, 9 heures et 10 minutes de course. Sur les pontons m’attendaient à ma grande surprise une douzaine de personnes, amis et famille, venues de loin pour m’accueillir après cette nouvelle épreuve de préparation de la Mini Transat. J’avais l’impression d’avoir fait le Vendée Globe tant je suis peu habituée au bain de foule à mes arrivées. Pourquoi tant de monde ? 

Quelques jours avant le départ, j’étais fatiguée, le moral dans les chaussettes, stressée par cette grande course technique et intense. Le jour du départ, le vent de terre est soutenu, s’il est stressant, il est aussi revigorant. C’est donc avec l’envie retrouvée d’en découdre que je pars sur l’eau. Le départ au vent arrière est rapide. A 11 heures, les quelque 70 spis se gonflent au son du canon et nous voilà 70 solitaires partis pour un parcours en baie  de Quiberon de 30 milles avant de prendre la route du large pour 500 milles en solitaire, direction la Chaussée de Sein. A peine une heure après le départ, naviguant alors en 9e position (4e prototype), mon foc s’est déchiré dans toute sa largeur, puis sur la hauteur au niveau de la chute. Après un rapide constat, je me suis faite à l’idée que je ne pourrai pas réparer la voile en mer. Les larmes au yeux, le coeur serré, je suis donc repartie vers le port de la Trinité-sur-Mer, pensant que la course était terminée n’ayant pas de foc de rechange. Je n’y croyais plus. Les organisateurs ont appelé pour moi une voilerie qui pouvait essayer de réparer la voile. Une fois arrivée au ponton, aidée d’un inconnu, j’ai enlevé ma voile, puis j’ai filé dans la voiture de ce même inconnu vers la voilerie Technique Voile afin d’avoir leur avis sur la réparation éventuelle. Le premier voilier que je rencontre me dit qu’il en a pour des heures et n’est pas très optimiste. Puis arrive un second voilier qui annonce à son collègue, à deux on peut réparer la voile en 2 heures ! Redescendue sur le port, et après un café en terrasse, toujours en course puisque je n’ai pas abandonnée, je file chercher la voile réparée à la voilerie, et hop me voilà repartie pour la course avec 4 heures de retard sur mes concurrents qui ont déjà terminé le parcours en baie et partent au large. Je reprends la course là où j’avais du la laisser, seule dans un vent forcissant. Il est 20 heures quand enfin je prends le passage de la Teignouse (passage mythique pour sortir de la baie de Quiberon) direction Sein. Les concurrents sont loin devant, j’ai du mal à attaquer, à mettre mettre dans un mode « course ». Puis vers 2 heures du matin, j’aperçois quelques lumières sur l’eau, c’est bon j’ai rattrapé les derniers ! Je dois absolument passer le ras-de-Sein avant 5 heures (passage de la pointe de la Bretagne réputé pour son fort courant et sa mer tumultueuse!) autrement je serai gênée et ralentie par des courants contraires. Enfin, je lâche les chevaux pour atteindre Sein avant la bascule.

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Une bonne note pour commencer la saison en solitaire !

Le 23 avril dernier je prenais le départ de la Sélect 6.50, première course de la saison en solitaire à Pornichet (44). Nous étions 71 coureurs à nous élancer sur un parcours de 300 milles entre Groix et les Sables d’Olonne. Le vent d’est annoncé nous réservait alors des nuits fraiches et des bords rapides mais humides. La course fût intense, j’ai peu dormi car la côte était partout, les adversaires aussi. Au final, après 46 heures de course, je coupe la ligne 7e position du classement proto (10e position du classement général). Un beau résultat qui augure de bonnes choses pour le reste de la saison, tout en étant très consciente de ma marge de progression, en particulier sur la gestion de la navigation la nuit.

Retour cette course intense et magique :

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Parcours de la course au Départ de Pornichet

Après un très mauvais départ suite à un souci technique mineur, je coupe la ligne avec 20 secondes de retard sur les autres concurrents. Mais rapidement, je me retrouve aux avants postes, en pariant sur une option stratégique payante sur la remontée au près. C’est donc dans la tête de flotte que j’envoie mon grand spi dans un vent soutenu, pour une grande descente le long des côtes jusqu’au Croisic. Je remonte les bateaux un à un puis je me retrouve à quelques mètres du premier, puis suite à une bascule de vent inattendue je me retrouve propulsée à la première place pour presque 2 heures de portant, loin devant tous les autres concurrents. En tournant la tête et en voyant tous les spis au loin, je n’étais pas peu fière d’être devant !

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Le vent a ensuite mollit et je me suis faite rattraper par quelques bateaux. Nous nous sommes retrouvés au près pour aller jusqu’aux Birvideaux (marque au Nord de Belle-Île). Le vent d’est a basculé au nord en se rafraichissant, c’était le moment de se mettre en tenue de nuit. Je n’ai pas enfilé de nuisette ou de pyjama mais une combinaison étanche qui permet de rester au sec malgré les paquets de mers qui viennent s’écraser sur le bateau. Le vent est rentré assez fort une fois Belle-Île passée. J’étais contente d’être déjà au sec dans ma combinaison orange, même si le col en latex n’est pas très agréable pour le cou, au moins l’eau ne rentre pas. J’ai ensuite fait tomber mon spi car le vent ne permettait plus de le tenir sur la route vers les Sables d’Olonne. J’ai finalement tenté une autre configuration de voile (code5) mais qui n’a pas tenu. Je me suis donc décidée à ne rien envoyer sachant que le vent allait forcir et refuser. C’est à ce moment là que j’ai perdu des places. Dans la nuit noire je n’ai pas trouvé la force d’attaquer, j’ai encore du mal à trouver mes repères avec les instruments de bord et à me fier aux chiffres seulement. Je contourne la marque des Sables d’Olonne en 15e position dimanche matin, bien décidée à remonter quelques bateaux. Le vent était fort, le bord est allé très vite, j’ai pu en quelques heures rattraper 5 bateaux filant entre 13 et 15 noeuds sous code 5 (petite voile d’avant puissante aux allures de reaching) ! Le bord s’est terminé le long de l’Ile d’Yeu sous un grand soleil et sur une mer d’un bleu profond écumée par le vent. C’était certainement le meilleur bord de la course, le genre bord pour lequel je comprends pourquoi je m’inflige autant de douleurs pour arriver de l’autre côté de l’Atlantique !

Après Yeu,  la remontée jusqu’à Groix fût fastidieuse, le vent est tombé en approche de Belle-Ile puis est resté mou et oscillant jusqu’aux abords de Groix dimanche dans la soirée. Un concurrent avait apporté sa radio longue distance en mer afin d’avoir les résultats du premier tour des élections présidentielles. C’est donc en écoutant une discussion VHF que j’ai eu vent de la nouvelle! J’avais l’impression d’être à mille lieues de ma vie parisienne, de ma vie sur les bancs de Sciences Po. La fatigue a commencé à se faire sentir à nouveau, n’ayant dormi que 2h30 la nuit précédente. Je commençais à me parler à moi-même, à voir un chien sur le bateau, j’ai donc été dormir pour deux petites siestes de 10 minutes avant de passer Groix. Puis le vent est rentré et 3 bateaux sont revenus dans mon tableau arrière. Je contourne Groix avec eux dans une nuit noire et froide. Nous sommes ensuite descendus sur les îles de Houat et Hoedic. Au petit matin, au près en route vers Pornichet, les dauphins sont venus me réveiller ce qui m’a donné une bonne dose de bonheur et d’énergie pour rester à la barre malgré le froid et régater avec les 3 bateaux qui étaient tout proche. Nous avons joué ensemble jusqu’au bout, et moi un peu trop, j’étais tellement prise dans le jeu de la tactique que je suis allée jouer dans les cailloux, fort heureusement une bonne étoile m’a permis de sortir indemne de cette mauvaise passe (la bonne étoile c’était surtout mon adversaire Pierre qui m’a appelée à la VHF pour me dire « Charlotte, tu ne devrais pas rester ici, là où tu es il y a des cailloux… »). J’ai immédiatement viré de bord, voyant les cailloux à fleur d’eau j’ai fait demi-tour. C’est ainsi que deux bateaux sont repassés devant, mais le bateau était sauf alors peu importait !

Je coupe donc la ligne d’arrivée à 11h30, heureuse de cette régate, réalisant combien j’ai progressé en un an, depuis cette même régate en 2016.

Prochaine étape la Mini en Mai, 500 milles en solitaire au départ de la Trinité-sur-Mer, direction Sein puis l’estuaire de la Garonne et retour à La Trinité-sur-Mer. D’ici cette course je vais installer de nouveau panneaux solaires sur le bateau et installer un nouveau système pour régler mon nouveau foc dessiné et fabriqué par la voilerie Technique Voile.

Merci de suivre cette aventure, merci pour vos soutiens !

Charlotte

Embarquez dans l’aventure en soutenant le projet !

A moins de 6 mois du départ, je viens de lancer une campagne de financement participatif afin de pouvoir partir sereinement sur l’Atlantique en ayant bouclé mon budget. Je vous invite donc à participer à la hauteur de vos moyens.

Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ! Embarquez dans l’aventure, et traversez l’Atlantique avec moi, soyons fous tous ensemble. Que vous soyez jeunes ou moins jeunes, il n’y a pas d’âge pour rêver. Mon rêve quelque part c’est le votre, celui d’oser s’engager, quelque soit votre projet. Nous avons tous un océan à traverser pour atteindre nos objectifs. Car la vie est un océan à traverser, avec son lot de difficultés mais surtout de promesses. Ensemble tout est possible !

Pour participer à la campagne et embarquer à bord c’est par ici → https://ekosea.com/fr/projet/152-la-mini-transat-une-maxi-aventure

Si vous ne pouvez pas participer, alors n’hésitez pas à parler du projet autour de vous et dans vos réseaux :-)

Par avance merci de vos coups de pouce !

Charlotte

Officiellement qualifiée pour la Mini Transat 2017 !

Ça y est, je suis officiellement qualifiée pour la Mini Transat 2017 ! Il me manquait 80 milles en course (sur 1000 demandés), validés ce week-end lors de la Lorient BSM ! J’assure donc mon billet pour la Martinique, départ le 1er octobre à La Rochelle !!!

C’est une première grande victoire de ce projet mais la route est encore longue pour que je sois prête à 200% le jour du départ, je dois encore trouver des financements, continuer la préparation du bateau et mon apprentissage du large

Je suis très heureuse d’y être arrivée, et cela a été rendu possible grâce à mes proches, premiers soutiens et grâce à mes deux sponsors actuels Optigestion et Opcalia.

Merci à eux, et merci à vous pour vos soutiens quotidiens !

Crédit Photo : Breschi / collectif Rochelais Mini Transat

Top départ de la saison 2017 !

Depuis la mise à l’eau du bateau fin février, tout s’est accéléré !

#ENTRAINEMENTS

Il n’y a pas de secret, pour arriver de l’autre côté de l’Atlantique avec mon bateau, je dois naviguer, naviguer et encore naviguer. Je m’entraîne donc au Pôle de course au large de La Trinité-sur-Mer, mais aussi ponctuellement à Lorient avec l’excellent coach Tanguy Leglatin. C’est la première fois depuis le début du projet que je suis entraînée. L’entraîneur depuis un semi-rigide, nous conseille sur nos réglages du bateau et sur notre conduite à la barre. Le tout est filmé et longuement débriefé à la fin de la journée. C’est franchement dur. Très dur. Si les remarques sont foisonnantes et pertinentes, elles sont aussi déroutantes car je prends conscience de l’ampleur des connaissances à avoir pour bien mener le bateau. C’est un puit sans fond de savoir, de compréhension, de réglages, d’ajustements et cela rend la navigation passionnante, mais difficile. La marge de progression est énorme et je suis bien loin d’arriver en haut de la courbe ! Les entrainements sur l’eau durent en moyenne 4 heures par jour. Ce n’est rien par rapport aux courses qui peuvent durer plusieurs jours, mais l’intensité n’est pas la même. Nous enchaînons les bords sur différentes allures qui impliquent des changements de voile incessants, les bords sont courts, à peine le temps de ranger le bateau qu’il faut manoeuvrer et tout déranger à nouveau ! C’est ainsi que ça rentre, faire la même chose indéfiniment pour savoir faire au milieu de l’Atlantique, seule et sans réfléchir.

#RECHERCHE DE SPONSORS

Quand je ne suis pas sur mon bateau, je suis derrière mon ordinateur téléphone en main, à la recherche de sponsors assez fous pour traverser l’Atlantique avec moi ! J’ai aujourd’hui rassemblé 45% de mon budget, c’est déjà beaucoup mais je dois encore acheter de nouvelles voiles pour le bateau, acheter et installer un nouveau système 100% solaire pour charger les batteries de mon bateau pendant la Transat, financer les entrainements, les formations, et du matériel de sécurité neuf. Un partenaire technique vient d’embarquer à bord, je vous en dis plus très vite ! 😎

#PREPARATION DE LA PREMIERE COURSE 

Dans moins de 2 semaines je prendrai le départ de la Lorient BSM, une course en double de 150 milles au départ de Lorient, entre Sein et Belle-Île. La première course demande une préparation particulière car tout doit être prêt sur le bateau, en particulier ce qui concerne la sécurité. Le matériel de sécurité embarqué à bord est dans 90% des cas soumis à des dates de péremption, il faut donc que tout soit en règle pour que je puisse partir sur la course. Je dois aussi préparer la navigation et repérer les zones de course, les cailloux, les courants, et ajuster la préparation au dernier instant en fonction du vent ! Si je termine cette première course, alors je serai officiellement qualifiée pour la Mini Transat 2017, il me reste seulement 80 milles à valider en course sur les 1000 milles demandées ! Au taquet donc pour boucler cette course et appréhender les autres courses de la saison en toute sérénité !

 

1ère régate de la saison 2017 et 1er podium !

Ce week-end, je participais pour la première fois à la Women’s Cup, une régate 100% féminine rassemblant sportives de haut-niveau et passionnées de voile, le tout dans une ambiance amicale et festive ! Nous étions 32 équipages, soit 160 femmes à en découdre sur l’eau. Nous avons couru 5 manches dans un vent médium dans la baie de la Baule, sous la pluie mais en gardant le sourire !

Camille Lecointre, médaillée des Jeux de Rio et avec qui je faisais du 470 (dériveur) m’a proposé de faire cette régate il y a quelques semaines. J’ai trouvé le concept de la régate très chouette, et l’idée de naviguer à nouveau en équipage me titillait. Nous étions donc 5 à bord, 4 filles issues du dériveur, et Tiphaine super bénévole pour la SNSM.

Le classement importait peu, mais dès que la course était lancée, nous nous prenions vite au jeu et nous retrouvions tout le sérieux nécessaire pour rester aux avant-postes ! C’est ainsi que nous prenons la 3ème place du classement général (2; 2; 2; 3; 7) !

Un grand merci aux organisatrices bénévoles de cette super régate (à laquelle je vous invite à participer l’an prochain, quelque soit votre niveau de voile !), merci également aux partenaires de l’édition 2017 pour les superbes lots, avec un coup de cœur pour le compas de relèvement Plastimo rose, une édition limitée :-)

En ce début de semaine je me concentre sur la recherche de partenaires et la comptabilité avant une nouvelle session d’entraînements à partir de vendredi prochain à La Trinité-sur-Mer.

Bonne semaine à toutes et à tous !

Charlotte

Débarquement à La-Trinité-sur-Mer

Cette année, je suis accueillie par le mythique port de La-Trinité-sur-Mer pour m’entraîner dans la magnifique baie de Quiberon, une baie qui a l’avantage d’être relativement protégée du large et donc navigable par tous les temps. Nous sommes une petite dizaine de ministes à s’entraîner à la Trinité, dont Aurélien, Erwan, Jonathan, Enzo et Clément qui participeront avec moi à la Mini Transat 2017 !

L’ambiance est à l’entraide et aux bons conseils que ce soit pour bricoler ou pour naviguer. Les entraînements et les formations sont orchestrés par le club Société Nautique de la Trinité (SNT) qui nous propose régulièrement des entrainements et des formations théoriques dispensées par le navigateur Yves Le Blevec. Bref, cette année le Pole d’entrainements des Mini 6,50 trinitains redémarre en trombe avec pour ligne de mire la Mini Transat 2017 !

Merci au port et à la SNT pour leur accueil !

CHANTIER EN COURS !

Plus jeune, j’imaginais traverser l’océan Atlantique en solitaire. Je ne voyais que la partie visible du projet : les longs surfs sur l’Atlantique. Une fois le nez dans l’aventure, je me rends compte que le partie immergée de l’iceberg est énorme !

En ce moment, dans les coulisses de l’Atlantique, je prépare le bateau, j’en prends soin afin d’anticiper tous les potentiels problèmes du bateau et d’optimiser les systèmes pour que le bateau soit performant. Et ce n’est pas rien !

Comment se déroule mon chantier ? 

Après avoir mis le bateau au sec commence le grand nettoyage. En effet, pour bien travailler, il faut vider tout le bateau, le nettoyer pour y voir clair. Ensuite, je me demande bien par où commencer, comment faire, car c’est la première fois que je gère le chantier d’un bateau… Je commence donc par reprendre la TO DO que j’avais commencée lors de mes navigations et j’ajoute celles inhérentes à un chantier d’hiver. Voici donc les différents chantiers menés sur mon bateau en cet hiver 2017 en vue de la MINI TRANSAT.

ELECTRICITE :
Il y a peu d’électronique à bord, mais il est essentiel pour la navigation : pilote automatique (pratique pour dormir et manger!), instruments électroniques de mesure (vent, vitesse, pression atmosphérique, angles au vent, cap compas…), GPS (sans cartographie, seulement les coordonnées latitudes, longitudes), panneaux solaires (essentiels pour alimenter les instruments électroniques du bord, en particulier le pilote), VHF (radio servant à communiquer avec tous les types de navires se trouvant à moins de 20 milles), AIS (émetteur, récepteur d’ondes servant à être vus sur un écran radar et à voir les autres). Il est important de bien connaître ces instruments mais aussi et les branchements entre ces éléments afin de pouvoir réparer une éventuelle panne en mer.

COMPOSITE :
Le bateau est construit en carbone. Le carbone est un métal ici transformé en fibres souples que l’on vient rendre solide à l’aide d’une résine EPOXY en lui donnant la forme et la résistance souhaitée. Le carbone est très solide structurellement mais sensible aux chocs. Par exemple, un gros coup de marteau pourrait suffire à percer la coque du bateau de manière très localisé. A l’extérieur, est protégé par un enduit peint. L’enduit est soumis à des petits chocs que je dois réparer pour protéger le carbone. Parfois, la fibre est atteinte, il faut alors réparer en élevant la fibre endommagée et en ajoutant un nouveau tissu de carbone comme un pansement (ex : la photo ci-dessous, réparation des casques de safrans abimés par le frottement répété d’un bout).

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FICELLES :
Sur le bateau il y a un tas de bouts (cordes en langage nautique, mais il est interdit d’utiliser ce mot à bord, car ça porterait malheur!) qui s’abiment. Ainsi il faut les entretenir et les changer au besoin. Les bouts passent par des circuits complexes qu’il faut parfois repenser. Tout le travail réalisé autour des bouts s’appelle du matelotage. C’est l’art de faire des noeuds, mais aussi de la couture !

ACCASTILLAGE :
L’accastillage c’est tout les accessoires qui sont sur le pont du bateau : poulies, winches, pontés, taquets… Tous ces éléments doivent s’entretenir. Par exemple, je démonte les 3 winches du bateau, et je les nettoie à l’essence, ce qui les graisse légèrement en même temps. Aussi, je dois changer les billes abimées du chariot de grand-voile, elles servent à faire glisser le chariot sur le rail. A force de frottements, les billes ne sont plus tout à fait rondes et entravent le glissement du chariot de la grand-voile.

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Au début je ne savais pas comment m’y prendre, puis j’ai mis le nez dans le bateau, j’ai demandé des conseils, je me suis parfois entourée de personnes compétentes pour les sujets très techniques (électricité ou composite). J’ai finalement pris du plaisir à comprendre, à faire, à m’améliorer ! Le chantier c’est génial !

D’où te vient cette passion pour la mer ?

La question m’est souvent posée. En voici la réponse :

Je ne suis ni Bretonne, ni Rochelaise, ni Marseillaise. Je suis originaire de Mayenne, j’ai grandi loin de l’océan. Je n’avais aucune prédestination pour la mer.

Seulement par un hasard de la vie, j’ai découvert le métier d’architecte naval.  Naïvement peut-être, j’ai pensé que ce métier était merveilleux car l’architecte naval dessine des bateaux et navigue (vision idéalisée). Ainsi, pour accomplir ce nouveau rêve, j’ai commencé à naviguer petit à petit vers l’âge de 15 ans. J’ai monté une équipe féminine de voile dans mon lycée en région parisienne. Puis j’ai commencé mes premières régates. A 19 ans, après avoir passé une année à l’école d’architecture de Versailles, j’ai été repérée par Cassandre alors championne de France de 420 (dériveur). Elle m’a proposé de devenir son équipière pour préparer les Jeux Olympiques en 470. J’ai dit oui. Grand chambardement, j’ai changé d’école sans prévenir mes parents, je me suis installée à Nantes. Je naviguais alors 3 jours par semaine à La Rochelle. Propulsée à haut-niveau j’avais tout à apprendre : météo, stratégie, tactique, technique… J’en ai loupé ma seconde année d’architecture, la saison commençant j’étais de plus en plus absente. Championnat du Monde, Championnat d’Europe, World Cup, régates locales, j’étais sur tous les fronts. Je décide tout de même de continuer le sport à haut-niveau.

En parallèle, pour me rassurer et rassurer mes parents j’intègre Sciences Po Paris en sport étude pour l’équivalent d’une licence. 3 jours à Paris, et 4 à Brest, mes semaines sont chargées. Pas de week-end, pas de fiestas, la mer est harassante pourtant elle m’attire inextricablement. Je continue pendant plus de 3 ans et demi à naviguer, naviguer, naviguer. Bien que 2ème françaises, je me rends compte que notre jeune équipage ne pourra pas rivaliser avec l’équipage des filles Senior pour les JO, elles ont déjà fait une super performance aux Jeux de Londres, elles iront à Rio. J’arrête donc le Haut-niveau pour me consacrer à mon master en communication. Seulement la vie à Paris loin de la mer m’est difficile. Difficile de rester sur un banc d’école avec comme seul horizon un plan de carrière dans une agence de communication.

La Mini Transat me faisait rêver depuis mes 17 ans. Bien plus que la voile olympique. Alors je décide de me lancer au défi de la course au large en solitaire. A l’aube de ma vie adulte je ressens le besoin crucial de me dépasser, d’aller me frotter à mes limites. J’ai besoin de m’accomplir, de bâtir mon existence sur un projet fort, audacieux et humain pour pouvoir accueillir demain une famille, des responsabilités professionnelles. Pour vivre ma vie de manière engagée à l’exemple de ce projet extrêmement engageant.

La Mini Transat est une aventure humaine. Sur l’océan, nous sommes sans cesse rappelés à notre petitesse. Nous sommes sans cesse appelés à tendre l’oreille pour écouter le bateau qui évolue dans la houle, à regarder les nuages pour comprendre le vent. Nous apprenons à voir le monde. A vivre avec des ressources finies dans un espace confiné. Chaque centilitre d’eau est compté. Nos déchets sont pensés, stockés, limités. Nous apprenons à respecter l’océan, à rester humble face à la force de la nature et face à la fragilité de la vie.

Cette passion pour la mer est avant tout une passion pour la vie.

« J’aime mieux être un météore superbe plutôt qu’une planète endormie. La fonction de l’homme est de vivre, non d’exister. Je ne gâcherai pas mes jours à tenter de prolonger ma vie. Je veux brûler tout mon temps. » Jack London

Être jeune

La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit,
Un effet de la volonté, une qualité de l’imagination,
Une vigueur des émotions, la fraîcheur de la source de vie,
Une victoire du courage sur la timidité,
Du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :
On devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis,
Qui lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
Il demande comme l’enfant insatiable : et après ?
Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi.
Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi vieux que votre peur.
Aussi jeune que votre espérance.
Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

Si votre esprit se recouvre de la glace du cynisme et du pessimisme,
Alors vous vieillirez, même à vingt ans. Mais si vous restez ouvert
Et que vous captez l’espérance, vous mourrez jeune à quatre-vingts ans !

Samuel Ullman

7 jours et 21 heures en solitaire

Ma seconde qualification n’aurait pas pu exister sans l’avortement de la première. Alors ce récit sera celui d’une qualification et demie. La première et la seconde sont liées, car la seconde est la suite logique de la première, bien que les deux navigations ne se soient pas ressemblées du tout. 

5 juin 2016, stage de survie ISAF fraîchement en poche, inscription au Fastnet bouclée, j’ai une fenêtre de 10 jours pour partir en qualification. Le temps n’est pas à la dépression, aucun risque de monter vers l’Irlande. Je quitte donc la Trinité en fin de journée. Je suis assez excitée de partir pour la première fois au large, seule sur mon bateau, hors course, de traverser le rail. La semaine passe relativement vite, j’ai le temps de découvrir la vie à bord, la toilette, la nourriture mais aussi d’écrire sans modération, dans mon journal de bord officiel, et dans un autre, moins officiel. Je ne m’ennuie pas, cela fait déjà une semaine que je suis partie en qualification. Il me reste 500 milles à parcourir soit la moitié du parcours et je dois être à Douarnenez pour le départ du Fastnet quelques jours plus tard. Il me reste tout le parcours Sud à faire. Je ne me sens pas prête avec l’échéance de Douarnenez ensuite. J’ai peur de manquer une super course, mes parents viennent me voir sur le départ. Je veux être prête sur cette course pour eux. J’abandonne ma qualification avant de passer Sein et je file directement à Douarnenez. Le coeur noué. Je remettrai ça cet été. Ne pas avoir de remords est le plus important. Je me mets trop de pression sur le Fastnet, puis le foc nous lâche alors que nous avons fait un super run la première nuit. Nous abandonnons. Je m’en veux terriblement. Il faut aller de l’avant, je prévois donc de repartir en qualification dans l’été.

A la fin du mois de juillet, après quelques semaines de boulot à Paris, je suis de de retour en Bretagne pour préparer ma qualification. La fenêtre météo semble bien. Yann me donne son aval. Cette fois-ci je me sens prête. Moins excitée car je ne pars plus vers des terres inconnues. En additionnant Mini Fastnet et première qualification, j’ai traversé la Manche 4 fois en moins d’un mois. La seule différence c’est que cette fois-ci je n’ai pas de concurrents pour me rassurer, ou un collègue de qualification qui naviguerait bord à bord avec moi (cf lors de ma première qualification, nous étions restés quasiment tout le temps à vue avec Nick). Je me sens du coup d’autant plus responsable et sérieuse. Il est 22heures, je quitte le quai. Panne de speedomètre, je fais demi-tour, démonte rapidement le speedomètre qui était complètement encrassé, et je repars. Il est 23h, la nuit est tombée. Je monte au près vers Sein. Ca ne passera pas en un bord. Le vent tombe en fin de nuit, je manque la renverse d’une heure, je suis bloquée à Sein. Qu’importe, j’ai de la lecture, il fait beau. A 13h, j’ai passé Ouessant. J’envoie le spi medium. J’avance vite mais le vent se rapproche, et monte. Je ne tiens plus le spi. Je décide d’attendre que le vent se stabilise avant d’envoyer un éventuel geenaker. J’en profite pour manger. Le vent forcit, monte à 30 noeuds, 35 noeuds, prend des tours dans les 40. Pointe à 47 noeuds, déjà 3 ris dans la GV, un dans le foc, je décide d’affaler toute la GV pour me reposer, car les prochains jours s’annoncent finalement musclés. Lire la suite

Premier PODIUM pour Charlotte et son Mini !

La fin de la saison approche et j’ai enfin décroché mon premier podium avec une belle seconde place lors de la Duo Concarneau Challenge INO-rope, une course en double de 125 milles disputée par 36 bateaux que je courrais avec Quentin, un ami qui découvrait la course en Mini ;-)

Dimanche dernier, nous sommes arrivés dans la nuit noire derrière l’indétrônable Ian Lipinski skipper du 865, et suivis de près par le 630 skippé par Nicolas d’Estais !

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Récit :

Nous avons pris le départ dans un vent faible de secteur sud en face de la vieille ville de Concarneau. Nous avons ensuite rapidement envoyé le Geenaker (petite voile d’avant relativement plate) vers la pointe de Penmarc’h, un bord rapide qui nous a permis de devancer une jolie partie de la flotte. Après quelques hésitations, nous avons ensuite mis le grand Spi en baie d’Audierne. Encore une fois nous étions rapides ! Nous avons croisé quelques dauphins c’était superbe ! Le passage du raz de Sein était mouvementé. La mer était comme en ébullition pendant 30 minutes ! Nous sommes ensuite remontés vers la marque de parcours Basse du Lis pour ensuite piquer vers l’Occidentale de Sein sur un long bord de près. La nuit est tombée quand nous avons passé la chaussée de Sein, la mer était très mauvaise là-bas, nous nous sommes fait secouer pendant 1h30 tout en enchaînant changements de voile d’avant car je me suis trompée deux fois dans mes choix de voile… Une fois de retour sur Penmarc’h nous avons envoyé à nouveau le grand spi (après un petit chalut) nous naviguions carte sur les genoux car le coin est miné de cailloux ! Nous avons ralenti légèrement le rythme au passage des Moutons (un passage relativement étroit plein de rochers), c’est alors que le 630 est revenu sérieusement sur nous ! Nous coupons la ligne en seconde position à 4h44m40s quelques minutes à peine devant le 630 dans une nuit noire sans Lune et nuageuse.

Bravo à tous les concurrents et bravo à mon équipier Quentin qui participait à sa première course en Mini !

Merci à toute l’équipe orga de la course, à la Classe MINI ainsi qu’à la ville de Concarneau pour le super accueil !

Merci à  INO-ROPE.com et Guy Cotten pour les très beaux prix !

Enfin un immense merci à mes partenaires Optigestion et Opcalia pour leurs soutiens !

 

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J-3 avant le top départ de la Duo Concarneau !

Samedi 3 septembre 2016 sera donné le top départ de la Duo Concarneau ! Une course en double de 120 milles dans la superbe et effrayante mer d’Iroise ! Gare aux cailloux, gare aux courants, ça ne rigole pas là-bas !

J’embarque à mon bord Quentin, un joyeux mousse qui s’essaie au Mini et qui prévoit aussi de traverser l’Atlantique un jour mais sur un plus gros bateau ;-)

Cette course est l’avant dernière de la saison avant la mise en chantier du bateau cet hiver alors je vais essayer de prendre au maximum de plaisir, mais aussi de repérer toutes les améliorations techniques et ergonomiques que je pourrai apporter au bateau cet hiver.

Je tacherai de vous donner quelques nouvelles d’ici le top départ, car une fois en course, la communication avec la terre n’est pas autorisée, comme sur toutes les courses de la Classe Mini ;-)

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Le parcours de la course – 120 milles

Parcours de qualification bouclé !

8 jours en solitaire, 1000 milles entre la Bretagne, l’Irlande et l’île de Ré, I did it !

J’ai terminé mon parcours qualification pour la Mini Transat le 7 août 2016 ! C’était une superbe expérience, ponctuée de joies et de moments difficiles. J’ai dû m’armer de patience, la solitude pèse parfois sur le moral mais cette fois-ci après une seconde tentative j’ai réussi à boucler mon parcours de qualification accompagnée par un vent allant de 0 à 47 noeuds !
Je ne réalise pas tout à fait que j’ai fait ces 1000 milles de qualification, étape majeure et incontournable pour la transat ! Le dossier de cette navigation sera examiné (et espérons validé!) par Yann Claverie, navigateur et membre actif de la classe Mini.

A venir la qualification en images :-)

Merci à tous pour vos soutiens au quotidien !

Charlotte

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Opcalia, nouveau partenaire à embarquer pour la MiniTransat !

Cet été, suite à une campagne sur Twitter illustrée par le hashtag @a2talents, Opcalia a décidé de se joindre à la grande aventure de la MiniTransat à bord du 802 ! En quelques mots, Opcalia est un organisme qui agit au coeur de l’emploi, pierre d’angle de la formation professionnelle mais également de l’intégration des jeunes dans le monde du travail.

Je suis très heureuse de ce partenariat, et honorée de porter les couleurs humanistes de cette association qui œuvre pour l’emploi, et en particulier pour l’emploi des jeunes par le biais de l’alternance :-)

« Je ne me décourage pas, car chaque tentative infructueuse qu’on laisse derrière soi constitue un autre pas en avant. « Thomas Edison

Retour sur les dernières semaines, pleines d’actions, au point de n’avoir le temps de vous donner quelques nouvelles !

Je n’avais jamais imaginé que je pourrai abandonner une course, qu’un jour ça m’arriverait. Je n’avais jamais pensé à cette éventualité, j’avais même laissé toutes mes affaires dans le camion d’un concurrent qui est rentré à terre 36 heures après moi. Et puis voilà, mon foc s’est abimé, ouvert en deux au niveau de la latte du haut. Je pensais pouvoir continuer, malgré cette avarie, malgré les quelques 130 milles de près qu’il nous restait à parcourir jusqu’au Fastnet. Mais mon équipier Etienne Bertrand, architecte du bateau et de renom, marin plein de bon sens, coureur sur l’Atlantique maintes et maintes fois me conseille d’arrêter. Me dit qu’il faut rentrer, que ce n’est pas raisonnable, d’autant que la météo est instable là-haut et le coup de vent annoncé probable. Alors, dans un certain malaise, nous faisons demi-tour. J’étais d’ailleurs assez mal, pour la première fois, à cause du froid puis j’ai eu des nausées à cause de la mer formée, de la faim et de la fatigue aussi.

J’ai abandonné. Laissé un beau résultat me filer entre les doigts. Quand nous arrêtons nous sommes troisièmes. Notre bateau va vite, nous savons que nous pouvons jouer avec la tête du paquet. Nous sommes dedans. Difficile à accepter, surtout sur une telle course !

Retour à terre délicat, je ne me sens plus à ma place sur les pontons, à l’arrivée des copains qui eux l’ont fait. Moi j’ai déjà pris ma douche, je suis reposée. Eux sont fatigués, explosés, mais heureux, ils ont terminé la course, ils l’ont gagnée. Ils ont le goût du sel sur les lèvres, je n’en ai que l’amertume. Enfin je relativise, après tout, la voile est un sport matériel. Peut-être n’étais-je pas assez préparée, ni le bateau. Par manque de temps. Je ne fais pas que naviguer, ce n’est pas mon métier, je termine mes études. J’ai failli manqué d’être diplômée, pourtant j’ai validé tous mes cours, mais j’ai loupé mon Grand Oral début juin, THE oral à ne pas manquer pour être diplômée. Je rentrais alors de la Mini en Mai, dans l’incapacité de me présenter vaillamment à l’oral. La veille du Mini Fastnet, mon cas est passé au jury. De justesse, j’ai sauvé les meubles.

Grâce à cet abandon, je me rends compte que je ne peux pas faire toutes les courses car un jour ce n’est pas ma voile qui va lâcher, c’est moi, c’est le bateau en entier. Alors sagement, je décide de ne pas faire la course qui va aux Açores cet été. Je ferai seulement une « petite » course, 400 milles entre La Trinité et Roscoff en Août. La DrheamCup. En vrai une super course, avec des concurrents incroyables, des bateaux magnifiques qui font le Vendée Globe ou des records sur les océans du Monde entier ! Bref l’occasion pour moi de me mélanger, de prendre le départ au vent d’un trimaran !

En parallèle, je commence à travailler en septembre dans une startup. J’ai besoin de gagner quelques sous pour mener à bien le projet et puis j’ai besoin d’avoir un à-côté, d’être reliée au monde des terriens, sinon je risque de ne jamais revenir sur la terre ferme !

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Sur le prologue du Mini Fastnet avec mon équipier Etienne Bertrand

Bref, encore quelques jours à Paris en stage chez Click & Boat, puis je file à Lorient préparer ma seconde tentative de qualification (j’ai du abandonner début juin contrainte par le temps faute de vent). Après ces 1000 milles en solitaire entre la France et l’Irlande, je reviens à terre quelques jours à La Trinité et hop’ c’est parti pour la DrheamCup, top départ le 15 août ! Je dois encore choisir un(e) équipier(e) pour la course que je ne peux pas courir en solitaire.

A venir des bonnes nouvelles… #Sponsor !

Merci à Optigestion Courtage pour leur soutien et à l’association Femmes de Bretagne pour toute l’énergie qu’elle me donne !

A très bientôt,

Charlotte

 

Let’s Rock to the Fastnet Rock !

Après avoir écourté mon parcours de qualification la semaine dernière faute de vent, me voilà à Douarnenez en Bretagne depuis mercredi où je prépare mon bateau pour la mythique course du Mini Fastnet qui nous emmène virer le phare du Fastnet en Irlande.

C’est une course en double que je vais courir avec Etienne Bertrand, double vainqueur du Mini Fastnet et surtout architecte de ce bateau ! Cette course va être l’occasion d’apprendre beaucoup sur le bateau grâce à Etienne qui connait tous les réglages sur le bout des doigts ! 

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Après une manche d’entrainement hier lors du prologue, nous pouvons dire que nous sommes fins prêts à en découdre avec la bonne cinquentaine de bateaux inscrits à la course !

Les conditions s’annoncent top, avec un départ à 19h sur les chapeaux de roue alimenté par un vent fort du Sud-Ouest !

A toutes les Femmes de Bretagne, RDV sur le port de Tréboul aujourd’hui pour assister au départ, les bateaux partiront sur l’eau vers 17h.

Vous pouvez suivre la course sur ce lien : http://yb.tl/minifastnet2016
Mon bateau est le 802 – Optigestion Femmes de Bretagne

Merci pour vos soutiens and ‪#‎LetsRock‬ !

Charlotte

Crédits photos : Simon Jourdan

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Tentative de qualification en Irlande !

 

Quelques nouvelles en direct de la mer d’Irlande ! Je suis partie dimanche soir sur mon parcours de qualification, 1000 milles en solitaire entre l’Irlande et l’île de ré ! Il fait beau mais le vent s’est longtemps fait désirer ! Tout va bien à bord, encore 800 milles à parcourir ;-)
Je fais route vers la cardinale Conninberg, marque de parcours en Irlande et après tout schuss sur l’île de Ré en espérant des vents portants !

Pensées à vous tous,

Bonne semaine,
Charlotte

Un pied à terre, deux pieds en mer !

A peine le temps de poser un pied à terre après la seconde course de la saison, et me voilà bientôt repartie pour le parcours de qualification hors-course de 1000 milles nautiques, direction l’Irlande demain !

Petit retour sur la Mini en Mai, course en solitaire de 500 milles : une course longue, intense, au large des côtes entre la pointe de la Bretagne et l’estuaire de la Gironde ! Je termine 5ème de ma catégorie « prototype ». Un résultat tout à fait correct, mais surtout, 500 milles de plus au compteur pour me qualifier vers pour la transatlantique !
J’ai appris à mieux connaître le bateau, et surtout à passer du temps en mer en solitaire, 5 jours et presque 5 nuits toute seule sur une petite coque de noix… Manger, dormir, veiller à aller au bon endroit et aussi, aller plus vite que les concurrents, et quand la paupière se fait lourde, c’est difficile de garder l’esprit compétitif ! Le plus difficile a été l’attente du vent le dernier jour, j’étais à quelques pas de l’arrivée et j’ai mis plus de 12 heures à traverser la ligne…

Petit point sur la qualification pour la Mini Transat 2017 : pour être qualifiée, je dois réaliser 1000 milles en course, et j’en suis à 800, ainsi qu’un parcours hors-course de 1000 milles également. Je pars donc demain pour réaliser ce parcours qui m’emmènera jusqu’en Irlande !

Ensuite, j’enchaîne avec un stage de survie en mer, une course en double avec l’architecte du bateau Etienne Bertrand et si tous les feux sont au vert, la course estivale Les sables Lesaçores Les sables !

Un grand merci à l’organisation de la course de la Mini en Mai, ainsi qu’aux partenaires de cet évènement : Adrena Navigation Software Nke marine electronicsL’Atelier sur Mer North SailsHarken Corderie Lancelin

Un immense merci à mon sponsor Optigestion, et aux Femmes de Bretagne qui m’ont donné la pêche pendant cette course, et enfin un grand merci à la startup avec qui je travaille dans ma vie terrienne Click&Boat – Louez votre bateau (si vous voulez louer un bateau, c’est LA solution idéale !)

A très bientôt et merci à vous tous pour vos soutiens :-)

Charlotte

Crédit Photo : Christophe Breschi

Optigestion, premier partenaire à embarquer vers les Antilles !

 

Entre deux courses, j’ai le plaisir d’accueillir à mon bord un premier partenaire en or : Optigestion. Cette entreprise de gestion de portefeuille entreprenariale me soutient dans ce projet de Transatlantique. La maîtrise du risque et le pragmatisme sont certainement deux aspects qui nous rassemblent autour des valeurs d’excellence et de persévérance !

Je suis donc honorée de pouvoir illustrer nos valeurs communes, et j’espère que nous irons loin ensemble !

Merci à toute l’équipe pour son accueil et son soutien :-)

#1 Retour sur la première course de la saison !

La semaine dernière, tous les skippers de la classe Mini se sont retrouvés à Pornichet pour la première course majeure de l’année : la Pornichet Sélect. Une course réputée difficile qui se court en solitaire sur un parcours de 300 milles nautiques (550 kilomètres). Cette course était pour moi la première sur ce nouveau circuit, et surtout ma première course en solitaire qui est aussi ma première épreuve de qualification pour la Transatlantique. Je m’étais fixé un seul objectif : terminer la course sereinement et revenir avec l’envie d’en découdre pour toute la saison.

Le bateau était prêt, même si je ne le connaissais pas encore sur le bout des doigts, et je me sentais relativement prête également. Ne sachant pas à quoi m’attendre, il était difficile de juger de ma préparation.

Sans entrer dans le détail de la course, nous avons passés (le bateau et moi) plus de 48 heures en mer, et sans mauvaises surprises. J’ai réussi à terminer la course, et mon classement est tout à fait honorable sachant que je n’avais pas enclenché le mode « course » mais plutôt le mode « recherche et observation ». Je termine donc 5ème de ma catégorie (4ème en temps réel mais j’ai fait une erreur sur l’eau qui m’a coûté une pénalité de la part du jury).

D’un point de vue personnel, cette course est une grande réussite et je suis contente d’avoir pu valider quelques points essentiels de la vie à bord en solitaire. J’ai très bien dormi, peut-être trop, par phases de 20 minutes de sommeil. J’ai navigué proprement, au bon endroit, au bon moment.

Les points à travailler pour la suite : la tactique lorsque je ne vois pas mes concurrents (la nuit par exemple) et l’alimentation car je n’ai pas beaucoup mangé, ce qui m’a parfois coûté car je me sentais bien faible pour envoyer de nouvelles voiles lorsque le vent changeait d’axe !

Bref, que du positif, et surtout un petit pas de plus vers la Mini Transat avec désormais 300 milles en solitaire au compteur ! Il y a quelques années, je n’aurai jamais pensé participer à une course en solitaire tant la chose me paraissait extraordinaire. Aujourd’hui, je fais de cet extraordinaire mon quotidien, mon ordinaire. Chaque moment timidement rêvé devient réalité. Vous aussi, lancez-vous dans vos rêves les plus fous :-)

MERCI A TOUS POUR VOS SOUTIENS :-)

 

 

La saison 2016 est belle et bien lancée !

Après de longs mois de réflexion et de négociation, je peux vous annoncer que la saison 2016 est lancée avec l’acquisition d’un excellent prototype, le numéro 802.  Ce bateau très bien pensé termine 5ème lors de la dernière Mini Transat. Après un chantier de mise en beauté, le bateau a été mis à l’eau en Février avec l’aide de l’architecte du bateau Etienne Bertrand et de l’ancien skipper Clément Bouyssou. La bonne nouvelle : il flotte (et en plus il paraît qu’il est rapide !).

J’ai pu le prendre en main début mars à Lorient, mon nouveau port d’attache.

La coque est encore toute blanche, mais plus pour très longtemps, alors gardez l’oreille tendue :-)

D’ici-là, entrainements prévus tous les week-ends, en vue de la première course au large en solitaire le 30 avril…

A très bientôt,

Charlotte

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Bravo !

Petite photo en souvenir de mes années de 470 avec Cassandre Blandin, qui a décroché une belle 13e place aux championnats du Monde de 470 qui viennent de s’achever en Argentine !

Bon vent à Cassandre et sa nouvelle équipière Aloïse, toujours sur la route des JO ! N’hésitez pas à suivre ce jeune équipage français, relève de la voile olympique féminine !

Photo prise lors du Championnat d’Europe de 470 en 2013 en Italie, où nous prenons la 5ème place du classement européen !

Bonne année :-)

2016

Merci à tous pour votre soutien ces derniers mois… C’est avec vous et grâce à vous tous que j’arriverai au bout de ce projet qui n’a rien de solitaire !
Des nouvelles à venir sur les ondes prochainement !

Bonne année 2016, soyez fous, réalisez vos rêves !

#JointheCrew #LookingForPartners #MiniTransat2017 #Audace #Passion

Première navigation en solo sur le Mini 719 !

Nouvelle étape dans le projet, premiers entrainements sur le prototype 719, avec un entraîneur embarqué puis toute seule sur le bateau !

Naviguer seule demande beaucoup d’anticipation dans les manoeuvres afin de garder une bonne maîtrise du bateau, et donc beaucoup d’entrainements pour automatiser tous les gestes. Deux années de préparation pour être au top niveau et empanner les yeux fermés sous grand spi au milieu de l’Atlantique !

Je vous laisse découvrir les images de cette première navigation en solo !

A très bientôt,

Charlotte

#1 Mise à l’eau du 719

Hello,

Me voilà de retour à Paris après un week-end riche en émotions qui a marqué la première étape vers la Transat : la mise à l’eau du bateau de Nicolas Boidevezi avec lequel je vais m’entraîner à la Toussaint !

Le programme était dense mais nous avons tenu la cadence avec Nicolas, Jérôme, Laurent et Sylvain, présents avec des compétences bien précises, essentielles pour mettre à l’eau cette petite formule 1 des mers ! Prochaine étape, prise en main sur l’eau !

A très vite !

Charlotte

L’aventure commence ici

C’est dans une petite chambre de bonne, nichée sur les hauteurs de de Paris, que le projet de la mini transat se concrétise. D’ailleurs, je me sens comme sur un Mini, 10 mètres carrés, tout y est soigneusement orchestré ! Je m’entraîne déjà à vivre dans un espace très réduit avec pour océan les mille toits de Paris.

Ainsi dans cette petite chambre, le soir après les cours, après une bière au Piano Vache,  je rêve à ce projet ! Sur la mappemonde, je dessine la Transat, et je me projette loin, bien loin, en 2017, surfant sur une vague géante au beau milieu de l’Atlantique.

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