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Mini Charlotte

Optigestion, premier partenaire à embarquer vers les Antilles !

 

Entre deux courses, j’ai le plaisir d’accueillir à mon bord un premier partenaire en or : Optigestion. Cette entreprise de gestion de portefeuille entreprenariale me soutient dans ce projet de Transatlantique. La maîtrise du risque et le pragmatisme sont certainement deux aspects qui nous rassemblent autour des valeurs d’excellence et de persévérance !

Je suis donc honorée de pouvoir illustrer nos valeurs communes, et j’espère que nous irons loin ensemble !

Merci à toute l’équipe pour son accueil et son soutien :-)

Article mis en avant

CHANTIER EN COURS !

Plus jeune, j’imaginais traverser l’océan Atlantique en solitaire. Je ne voyais que la partie visible du projet : les longs surfs sur l’Atlantique. Une fois le nez dans l’aventure, je me rends compte que le partie immergée de l’iceberg est énorme !

En ce moment, dans les coulisses de l’Atlantique, je prépare le bateau, j’en prends soin afin d’anticiper tous les potentiels problèmes du bateau et d’optimiser les systèmes pour que le bateau soit performant. Et ce n’est pas rien !

Comment se déroule mon chantier ? 

Après avoir mis le bateau au sec commence le grand nettoyage. En effet, pour bien travailler, il faut vider tout le bateau, le nettoyer pour y voir clair. Ensuite, je me demande bien par où commencer, comment faire, car c’est la première fois que je gère le chantier d’un bateau… Je commence donc par reprendre la TO DO que j’avais commencée lors de mes navigations et j’ajoute celles inhérentes à un chantier d’hiver. Voici donc les différents chantiers menés sur mon bateau en cet hiver 2017 en vue de la MINI TRANSAT.

ELECTRICITE :
Il y a peu d’électronique à bord, mais il est essentiel pour la navigation : pilote automatique (pratique pour dormir et manger!), instruments électroniques de mesure (vent, vitesse, pression atmosphérique, angles au vent, cap compas…), GPS (sans cartographie, seulement les coordonnées latitudes, longitudes), panneaux solaires (essentiels pour alimenter les instruments électroniques du bord, en particulier le pilote), VHF (radio servant à communiquer avec tous les types de navires se trouvant à moins de 20 milles), AIS (émetteur, récepteur d’ondes servant à être vus sur un écran radar et à voir les autres). Il est important de bien connaître ces instruments mais aussi et les branchements entre ces éléments afin de pouvoir réparer une éventuelle panne en mer.

COMPOSITE :
Le bateau est construit en carbone. Le carbone est un métal ici transformé en fibres souples que l’on vient rendre solide à l’aide d’une résine EPOXY en lui donnant la forme et la résistance souhaitée. Le carbone est très solide structurellement mais sensible aux chocs. Par exemple, un gros coup de marteau pourrait suffire à percer la coque du bateau de manière très localisé. A l’extérieur, est protégé par un enduit peint. L’enduit est soumis à des petits chocs que je dois réparer pour protéger le carbone. Parfois, la fibre est atteinte, il faut alors réparer en élevant la fibre endommagée et en ajoutant un nouveau tissu de carbone comme un pansement (ex : la photo ci-dessous, réparation des casques de safrans abimés par le frottement répété d’un bout).

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FICELLES :
Sur le bateau il y a un tas de bouts (cordes en langage nautique, mais il est interdit d’utiliser ce mot à bord, car ça porterait malheur!) qui s’abiment. Ainsi il faut les entretenir et les changer au besoin. Les bouts passent par des circuits complexes qu’il faut parfois repenser. Tout le travail réalisé autour des bouts s’appelle du matelotage. C’est l’art de faire des noeuds, mais aussi de la couture !

ACCASTILLAGE :
L’accastillage c’est tout les accessoires qui sont sur le pont du bateau : poulies, winches, pontés, taquets… Tous ces éléments doivent s’entretenir. Par exemple, je démonte les 3 winches du bateau, et je les nettoie à l’essence, ce qui les graisse légèrement en même temps. Aussi, je dois changer les billes abimées du chariot de grand-voile, elles servent à faire glisser le chariot sur le rail. A force de frottements, les billes ne sont plus tout à fait rondes et entravent le glissement du chariot de la grand-voile.

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Au début je ne savais pas comment m’y prendre, puis j’ai mis le nez dans le bateau, j’ai demandé des conseils, je me suis parfois entourée de personnes compétentes pour les sujets très techniques (électricité ou composite). J’ai finalement pris du plaisir à comprendre, à faire, à m’améliorer ! Le chantier c’est génial !

D’où te vient cette passion pour la mer ?

La question m’est souvent posée. En voici la réponse :

Je ne suis ni Bretonne, ni Rochelaise, ni Marseillaise. Je suis originaire de Mayenne, j’ai grandi loin de l’océan. Je n’avais aucune prédestination pour la mer.

Seulement par un hasard de la vie, j’ai découvert le métier d’architecte naval.  Naïvement peut-être, j’ai pensé que ce métier était merveilleux car l’architecte naval dessine des bateaux et navigue (vision idéalisée). Ainsi, pour accomplir ce nouveau rêve, j’ai commencé à naviguer petit à petit vers l’âge de 15 ans. J’ai monté une équipe féminine de voile dans mon lycée en région parisienne. Puis j’ai commencé mes premières régates. A 19 ans, après avoir passé une année à l’école d’architecture de Versailles, j’ai été repérée par Cassandre alors championne de France de 420 (dériveur). Elle m’a proposé de devenir son équipière pour préparer les Jeux Olympiques en 470. J’ai dit oui. Grand chambardement, j’ai changé d’école sans prévenir mes parents, je me suis installée à Nantes. Je naviguais alors 3 jours par semaine à La Rochelle. Propulsée à haut-niveau j’avais tout à apprendre : météo, stratégie, tactique, technique… J’en ai loupé ma seconde année d’architecture, la saison commençant j’étais de plus en plus absente. Championnat du Monde, Championnat d’Europe, World Cup, régates locales, j’étais sur tous les fronts. Je décide tout de même de continuer le sport à haut-niveau.

En parallèle, pour me rassurer et rassurer mes parents j’intègre Sciences Po Paris en sport étude pour l’équivalent d’une licence. 3 jours à Paris, et 4 à Brest, mes semaines sont chargées. Pas de week-end, pas de fiestas, la mer est harassante pourtant elle m’attire inextricablement. Je continue pendant plus de 3 ans et demi à naviguer, naviguer, naviguer. Bien que 2ème françaises, je me rends compte que notre jeune équipage ne pourra pas rivaliser avec l’équipage des filles Senior pour les JO, elles ont déjà fait une super performance aux Jeux de Londres, elles iront à Rio. J’arrête donc le Haut-niveau pour me consacrer à mon master en communication. Seulement la vie à Paris loin de la mer m’est difficile. Difficile de rester sur un banc d’école avec comme seul horizon un plan de carrière dans une agence de communication.

La Mini Transat me faisait rêver depuis mes 17 ans. Bien plus que la voile olympique. Alors je décide de me lancer au défi de la course au large en solitaire. A l’aube de ma vie adulte je ressens le besoin crucial de me dépasser, d’aller me frotter à mes limites. J’ai besoin de m’accomplir, de bâtir mon existence sur un projet fort, audacieux et humain pour pouvoir accueillir demain une famille, des responsabilités professionnelles. Pour vivre ma vie de manière engagée à l’exemple de ce projet extrêmement engageant.

La Mini Transat est une aventure humaine. Sur l’océan, nous sommes sans cesse rappelés à notre petitesse. Nous sommes sans cesse appelés à tendre l’oreille pour écouter le bateau qui évolue dans la houle, à regarder les nuages pour comprendre le vent. Nous apprenons à voir le monde. A vivre avec des ressources finies dans un espace confiné. Chaque centilitre d’eau est compté. Nos déchets sont pensés, stockés, limités. Nous apprenons à respecter l’océan, à rester humble face à la force de la nature et face à la fragilité de la vie.

Cette passion pour la mer est avant tout une passion pour la vie.

« J’aime mieux être un météore superbe plutôt qu’une planète endormie. La fonction de l’homme est de vivre, non d’exister. Je ne gâcherai pas mes jours à tenter de prolonger ma vie. Je veux brûler tout mon temps. » Jack London

Être jeune

La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit,
Un effet de la volonté, une qualité de l’imagination,
Une vigueur des émotions, la fraîcheur de la source de vie,
Une victoire du courage sur la timidité,
Du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :
On devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis,
Qui lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
Il demande comme l’enfant insatiable : et après ?
Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi.
Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi vieux que votre peur.
Aussi jeune que votre espérance.
Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

Si votre esprit se recouvre de la glace du cynisme et du pessimisme,
Alors vous vieillirez, même à vingt ans. Mais si vous restez ouvert
Et que vous captez l’espérance, vous mourrez jeune à quatre-vingts ans !

Samuel Ullman

7 jours et 21 heures en solitaire

Ma seconde qualification n’aurait pas pu exister sans l’avortement de la première. Alors ce récit sera celui d’une qualification et demie. La première et la seconde sont liées, car la seconde est la suite logique de la première, bien que les deux navigations ne se soient pas ressemblées du tout. 

5 juin 2016, stage de survie ISAF fraîchement en poche, inscription au Fastnet bouclée, j’ai une fenêtre de 10 jours pour partir en qualification. Le temps n’est pas à la dépression, aucun risque de monter vers l’Irlande. Je quitte donc la Trinité en fin de journée. Je suis assez excitée de partir pour la première fois au large, seule sur mon bateau, hors course, de traverser le rail. La semaine passe relativement vite, j’ai le temps de découvrir la vie à bord, la toilette, la nourriture mais aussi d’écrire sans modération, dans mon journal de bord officiel, et dans un autre, moins officiel. Je ne m’ennuie pas, cela fait déjà une semaine que je suis partie en qualification. Il me reste 500 milles à parcourir soit la moitié du parcours et je dois être à Douarnenez pour le départ du Fastnet quelques jours plus tard. Il me reste tout le parcours Sud à faire. Je ne me sens pas prête avec l’échéance de Douarnenez ensuite. J’ai peur de manquer une super course, mes parents viennent me voir sur le départ. Je veux être prête sur cette course pour eux. J’abandonne ma qualification avant de passer Sein et je file directement à Douarnenez. Le coeur noué. Je remettrai ça cet été. Ne pas avoir de remords est le plus important. Je me mets trop de pression sur le Fastnet, puis le foc nous lâche alors que nous avons fait un super run la première nuit. Nous abandonnons. Je m’en veux terriblement. Il faut aller de l’avant, je prévois donc de repartir en qualification dans l’été.

A la fin du mois de juillet, après quelques semaines de boulot à Paris, je suis de de retour en Bretagne pour préparer ma qualification. La fenêtre météo semble bien. Yann me donne son aval. Cette fois-ci je me sens prête. Moins excitée car je ne pars plus vers des terres inconnues. En additionnant Mini Fastnet et première qualification, j’ai traversé la Manche 4 fois en moins d’un mois. La seule différence c’est que cette fois-ci je n’ai pas de concurrents pour me rassurer, ou un collègue de qualification qui naviguerait bord à bord avec moi (cf lors de ma première qualification, nous étions restés quasiment tout le temps à vue avec Nick). Je me sens du coup d’autant plus responsable et sérieuse. Il est 22heures, je quitte le quai. Panne de speedomètre, je fais demi-tour, démonte rapidement le speedomètre qui était complètement encrassé, et je repars. Il est 23h, la nuit est tombée. Je monte au près vers Sein. Ca ne passera pas en un bord. Le vent tombe en fin de nuit, je manque la renverse d’une heure, je suis bloquée à Sein. Qu’importe, j’ai de la lecture, il fait beau. A 13h, j’ai passé Ouessant. J’envoie le spi medium. J’avance vite mais le vent se rapproche, et monte. Je ne tiens plus le spi. Je décide d’attendre que le vent se stabilise avant d’envoyer un éventuel geenaker. J’en profite pour manger. Le vent forcit, monte à 30 noeuds, 35 noeuds, prend des tours dans les 40. Pointe à 47 noeuds, déjà 3 ris dans la GV, un dans le foc, je décide d’affaler toute la GV pour me reposer, car les prochains jours s’annoncent finalement musclés. Lire la suite

Premier PODIUM pour Charlotte et son Mini !

La fin de la saison approche et j’ai enfin décroché mon premier podium avec une belle seconde place lors de la Duo Concarneau Challenge INO-rope, une course en double de 125 milles disputée par 36 bateaux que je courrais avec Quentin, un ami qui découvrait la course en Mini ;-)

Dimanche dernier, nous sommes arrivés dans la nuit noire derrière l’indétrônable Ian Lipinski skipper du 865, et suivis de près par le 630 skippé par Nicolas d’Estais !

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Récit :

Nous avons pris le départ dans un vent faible de secteur sud en face de la vieille ville de Concarneau. Nous avons ensuite rapidement envoyé le Geenaker (petite voile d’avant relativement plate) vers la pointe de Penmarc’h, un bord rapide qui nous a permis de devancer une jolie partie de la flotte. Après quelques hésitations, nous avons ensuite mis le grand Spi en baie d’Audierne. Encore une fois nous étions rapides ! Nous avons croisé quelques dauphins c’était superbe ! Le passage du raz de Sein était mouvementé. La mer était comme en ébullition pendant 30 minutes ! Nous sommes ensuite remontés vers la marque de parcours Basse du Lis pour ensuite piquer vers l’Occidentale de Sein sur un long bord de près. La nuit est tombée quand nous avons passé la chaussée de Sein, la mer était très mauvaise là-bas, nous nous sommes fait secouer pendant 1h30 tout en enchaînant changements de voile d’avant car je me suis trompée deux fois dans mes choix de voile… Une fois de retour sur Penmarc’h nous avons envoyé à nouveau le grand spi (après un petit chalut) nous naviguions carte sur les genoux car le coin est miné de cailloux ! Nous avons ralenti légèrement le rythme au passage des Moutons (un passage relativement étroit plein de rochers), c’est alors que le 630 est revenu sérieusement sur nous ! Nous coupons la ligne en seconde position à 4h44m40s quelques minutes à peine devant le 630 dans une nuit noire sans Lune et nuageuse.

Bravo à tous les concurrents et bravo à mon équipier Quentin qui participait à sa première course en Mini !

Merci à toute l’équipe orga de la course, à la Classe MINI ainsi qu’à la ville de Concarneau pour le super accueil !

Merci à  INO-ROPE.com et Guy Cotten pour les très beaux prix !

Enfin un immense merci à mes partenaires Optigestion et Opcalia pour leurs soutiens !

 

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J-3 avant le top départ de la Duo Concarneau !

Samedi 3 septembre 2016 sera donné le top départ de la Duo Concarneau ! Une course en double de 120 milles dans la superbe et effrayante mer d’Iroise ! Gare aux cailloux, gare aux courants, ça ne rigole pas là-bas !

J’embarque à mon bord Quentin, un joyeux mousse qui s’essaie au Mini et qui prévoit aussi de traverser l’Atlantique un jour mais sur un plus gros bateau ;-)

Cette course est l’avant dernière de la saison avant la mise en chantier du bateau cet hiver alors je vais essayer de prendre au maximum de plaisir, mais aussi de repérer toutes les améliorations techniques et ergonomiques que je pourrai apporter au bateau cet hiver.

Je tacherai de vous donner quelques nouvelles d’ici le top départ, car une fois en course, la communication avec la terre n’est pas autorisée, comme sur toutes les courses de la Classe Mini ;-)

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Le parcours de la course – 120 milles

Parcours de qualification bouclé !

8 jours en solitaire, 1000 milles entre la Bretagne, l’Irlande et l’île de Ré, I did it !

J’ai terminé mon parcours qualification pour la Mini Transat le 7 août 2016 ! C’était une superbe expérience, ponctuée de joies et de moments difficiles. J’ai dû m’armer de patience, la solitude pèse parfois sur le moral mais cette fois-ci après une seconde tentative j’ai réussi à boucler mon parcours de qualification accompagnée par un vent allant de 0 à 47 noeuds !
Je ne réalise pas tout à fait que j’ai fait ces 1000 milles de qualification, étape majeure et incontournable pour la transat ! Le dossier de cette navigation sera examiné (et espérons validé!) par Yann Claverie, navigateur et membre actif de la classe Mini.

A venir la qualification en images :-)

Merci à tous pour vos soutiens au quotidien !

Charlotte

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Opcalia, nouveau partenaire à embarquer pour la MiniTransat !

Cet été, suite à une campagne sur Twitter illustrée par le hashtag @a2talents, Opcalia a décidé de se joindre à la grande aventure de la MiniTransat à bord du 802 ! En quelques mots, Opcalia est un organisme qui agit au coeur de l’emploi, pierre d’angle de la formation professionnelle mais également de l’intégration des jeunes dans le monde du travail.

Je suis très heureuse de ce partenariat, et honorée de porter les couleurs humanistes de cette association qui œuvre pour l’emploi, et en particulier pour l’emploi des jeunes par le biais de l’alternance :-)

« Je ne me décourage pas, car chaque tentative infructueuse qu’on laisse derrière soi constitue un autre pas en avant. « Thomas Edison

Retour sur les dernières semaines, pleines d’actions, au point de n’avoir le temps de vous donner quelques nouvelles !

Je n’avais jamais imaginé que je pourrai abandonner une course, qu’un jour ça m’arriverait. Je n’avais jamais pensé à cette éventualité, j’avais même laissé toutes mes affaires dans le camion d’un concurrent qui est rentré à terre 36 heures après moi. Et puis voilà, mon foc s’est abimé, ouvert en deux au niveau de la latte du haut. Je pensais pouvoir continuer, malgré cette avarie, malgré les quelques 130 milles de près qu’il nous restait à parcourir jusqu’au Fastnet. Mais mon équipier Etienne Bertrand, architecte du bateau et de renom, marin plein de bon sens, coureur sur l’Atlantique maintes et maintes fois me conseille d’arrêter. Me dit qu’il faut rentrer, que ce n’est pas raisonnable, d’autant que la météo est instable là-haut et le coup de vent annoncé probable. Alors, dans un certain malaise, nous faisons demi-tour. J’étais d’ailleurs assez mal, pour la première fois, à cause du froid puis j’ai eu des nausées à cause de la mer formée, de la faim et de la fatigue aussi.

J’ai abandonné. Laissé un beau résultat me filer entre les doigts. Quand nous arrêtons nous sommes troisièmes. Notre bateau va vite, nous savons que nous pouvons jouer avec la tête du paquet. Nous sommes dedans. Difficile à accepter, surtout sur une telle course !

Retour à terre délicat, je ne me sens plus à ma place sur les pontons, à l’arrivée des copains qui eux l’ont fait. Moi j’ai déjà pris ma douche, je suis reposée. Eux sont fatigués, explosés, mais heureux, ils ont terminé la course, ils l’ont gagnée. Ils ont le goût du sel sur les lèvres, je n’en ai que l’amertume. Enfin je relativise, après tout, la voile est un sport matériel. Peut-être n’étais-je pas assez préparée, ni le bateau. Par manque de temps. Je ne fais pas que naviguer, ce n’est pas mon métier, je termine mes études. J’ai failli manqué d’être diplômée, pourtant j’ai validé tous mes cours, mais j’ai loupé mon Grand Oral début juin, THE oral à ne pas manquer pour être diplômée. Je rentrais alors de la Mini en Mai, dans l’incapacité de me présenter vaillamment à l’oral. La veille du Mini Fastnet, mon cas est passé au jury. De justesse, j’ai sauvé les meubles.

Grâce à cet abandon, je me rends compte que je ne peux pas faire toutes les courses car un jour ce n’est pas ma voile qui va lâcher, c’est moi, c’est le bateau en entier. Alors sagement, je décide de ne pas faire la course qui va aux Açores cet été. Je ferai seulement une « petite » course, 400 milles entre La Trinité et Roscoff en Août. La DrheamCup. En vrai une super course, avec des concurrents incroyables, des bateaux magnifiques qui font le Vendée Globe ou des records sur les océans du Monde entier ! Bref l’occasion pour moi de me mélanger, de prendre le départ au vent d’un trimaran !

En parallèle, je commence à travailler en septembre dans une startup. J’ai besoin de gagner quelques sous pour mener à bien le projet et puis j’ai besoin d’avoir un à-côté, d’être reliée au monde des terriens, sinon je risque de ne jamais revenir sur la terre ferme !

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Sur le prologue du Mini Fastnet avec mon équipier Etienne Bertrand

Bref, encore quelques jours à Paris en stage chez Click & Boat, puis je file à Lorient préparer ma seconde tentative de qualification (j’ai du abandonner début juin contrainte par le temps faute de vent). Après ces 1000 milles en solitaire entre la France et l’Irlande, je reviens à terre quelques jours à La Trinité et hop’ c’est parti pour la DrheamCup, top départ le 15 août ! Je dois encore choisir un(e) équipier(e) pour la course que je ne peux pas courir en solitaire.

A venir des bonnes nouvelles… #Sponsor !

Merci à Optigestion Courtage pour leur soutien et à l’association Femmes de Bretagne pour toute l’énergie qu’elle me donne !

A très bientôt,

Charlotte

 

Let’s Rock to the Fastnet Rock !

Après avoir écourté mon parcours de qualification la semaine dernière faute de vent, me voilà à Douarnenez en Bretagne depuis mercredi où je prépare mon bateau pour la mythique course du Mini Fastnet qui nous emmène virer le phare du Fastnet en Irlande.

C’est une course en double que je vais courir avec Etienne Bertrand, double vainqueur du Mini Fastnet et surtout architecte de ce bateau ! Cette course va être l’occasion d’apprendre beaucoup sur le bateau grâce à Etienne qui connait tous les réglages sur le bout des doigts ! 

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Après une manche d’entrainement hier lors du prologue, nous pouvons dire que nous sommes fins prêts à en découdre avec la bonne cinquentaine de bateaux inscrits à la course !

Les conditions s’annoncent top, avec un départ à 19h sur les chapeaux de roue alimenté par un vent fort du Sud-Ouest !

A toutes les Femmes de Bretagne, RDV sur le port de Tréboul aujourd’hui pour assister au départ, les bateaux partiront sur l’eau vers 17h.

Vous pouvez suivre la course sur ce lien : http://yb.tl/minifastnet2016
Mon bateau est le 802 – Optigestion Femmes de Bretagne

Merci pour vos soutiens and ‪#‎LetsRock‬ !

Charlotte

Crédits photos : Simon Jourdan

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Tentative de qualification en Irlande !

 

Quelques nouvelles en direct de la mer d’Irlande ! Je suis partie dimanche soir sur mon parcours de qualification, 1000 milles en solitaire entre l’Irlande et l’île de ré ! Il fait beau mais le vent s’est longtemps fait désirer ! Tout va bien à bord, encore 800 milles à parcourir ;-)
Je fais route vers la cardinale Conninberg, marque de parcours en Irlande et après tout schuss sur l’île de Ré en espérant des vents portants !

Pensées à vous tous,

Bonne semaine,
Charlotte

Un pied à terre, deux pieds en mer !

A peine le temps de poser un pied à terre après la seconde course de la saison, et me voilà bientôt repartie pour le parcours de qualification hors-course de 1000 milles nautiques, direction l’Irlande demain !

Petit retour sur la Mini en Mai, course en solitaire de 500 milles : une course longue, intense, au large des côtes entre la pointe de la Bretagne et l’estuaire de la Gironde ! Je termine 5ème de ma catégorie « prototype ». Un résultat tout à fait correct, mais surtout, 500 milles de plus au compteur pour me qualifier vers pour la transatlantique !
J’ai appris à mieux connaître le bateau, et surtout à passer du temps en mer en solitaire, 5 jours et presque 5 nuits toute seule sur une petite coque de noix… Manger, dormir, veiller à aller au bon endroit et aussi, aller plus vite que les concurrents, et quand la paupière se fait lourde, c’est difficile de garder l’esprit compétitif ! Le plus difficile a été l’attente du vent le dernier jour, j’étais à quelques pas de l’arrivée et j’ai mis plus de 12 heures à traverser la ligne…

Petit point sur la qualification pour la Mini Transat 2017 : pour être qualifiée, je dois réaliser 1000 milles en course, et j’en suis à 800, ainsi qu’un parcours hors-course de 1000 milles également. Je pars donc demain pour réaliser ce parcours qui m’emmènera jusqu’en Irlande !

Ensuite, j’enchaîne avec un stage de survie en mer, une course en double avec l’architecte du bateau Etienne Bertrand et si tous les feux sont au vert, la course estivale Les sables Lesaçores Les sables !

Un grand merci à l’organisation de la course de la Mini en Mai, ainsi qu’aux partenaires de cet évènement : Adrena Navigation Software Nke marine electronicsL’Atelier sur Mer North SailsHarken Corderie Lancelin

Un immense merci à mon sponsor Optigestion, et aux Femmes de Bretagne qui m’ont donné la pêche pendant cette course, et enfin un grand merci à la startup avec qui je travaille dans ma vie terrienne Click&Boat – Louez votre bateau (si vous voulez louer un bateau, c’est LA solution idéale !)

A très bientôt et merci à vous tous pour vos soutiens :-)

Charlotte

Crédit Photo : Christophe Breschi

#1 Retour sur la première course de la saison !

La semaine dernière, tous les skippers de la classe Mini se sont retrouvés à Pornichet pour la première course majeure de l’année : la Pornichet Sélect. Une course réputée difficile qui se court en solitaire sur un parcours de 300 milles nautiques (550 kilomètres). Cette course était pour moi la première sur ce nouveau circuit, et surtout ma première course en solitaire qui est aussi ma première épreuve de qualification pour la Transatlantique. Je m’étais fixé un seul objectif : terminer la course sereinement et revenir avec l’envie d’en découdre pour toute la saison.

Le bateau était prêt, même si je ne le connaissais pas encore sur le bout des doigts, et je me sentais relativement prête également. Ne sachant pas à quoi m’attendre, il était difficile de juger de ma préparation.

Sans entrer dans le détail de la course, nous avons passés (le bateau et moi) plus de 48 heures en mer, et sans mauvaises surprises. J’ai réussi à terminer la course, et mon classement est tout à fait honorable sachant que je n’avais pas enclenché le mode « course » mais plutôt le mode « recherche et observation ». Je termine donc 5ème de ma catégorie (4ème en temps réel mais j’ai fait une erreur sur l’eau qui m’a coûté une pénalité de la part du jury).

D’un point de vue personnel, cette course est une grande réussite et je suis contente d’avoir pu valider quelques points essentiels de la vie à bord en solitaire. J’ai très bien dormi, peut-être trop, par phases de 20 minutes de sommeil. J’ai navigué proprement, au bon endroit, au bon moment.

Les points à travailler pour la suite : la tactique lorsque je ne vois pas mes concurrents (la nuit par exemple) et l’alimentation car je n’ai pas beaucoup mangé, ce qui m’a parfois coûté car je me sentais bien faible pour envoyer de nouvelles voiles lorsque le vent changeait d’axe !

Bref, que du positif, et surtout un petit pas de plus vers la Mini Transat avec désormais 300 milles en solitaire au compteur ! Il y a quelques années, je n’aurai jamais pensé participer à une course en solitaire tant la chose me paraissait extraordinaire. Aujourd’hui, je fais de cet extraordinaire mon quotidien, mon ordinaire. Chaque moment timidement rêvé devient réalité. Vous aussi, lancez-vous dans vos rêves les plus fous :-)

MERCI A TOUS POUR VOS SOUTIENS :-)

 

 

La saison 2016 est belle et bien lancée !

Après de longs mois de réflexion et de négociation, je peux vous annoncer que la saison 2016 est lancée avec l’acquisition d’un excellent prototype, le numéro 802.  Ce bateau très bien pensé termine 5ème lors de la dernière Mini Transat. Après un chantier de mise en beauté, le bateau a été mis à l’eau en Février avec l’aide de l’architecte du bateau Etienne Bertrand et de l’ancien skipper Clément Bouyssou. La bonne nouvelle : il flotte (et en plus il paraît qu’il est rapide !).

J’ai pu le prendre en main début mars à Lorient, mon nouveau port d’attache.

La coque est encore toute blanche, mais plus pour très longtemps, alors gardez l’oreille tendue :-)

D’ici-là, entrainements prévus tous les week-ends, en vue de la première course au large en solitaire le 30 avril…

A très bientôt,

Charlotte

Version 2

Bravo !

Petite photo en souvenir de mes années de 470 avec Cassandre Blandin, qui a décroché une belle 13e place aux championnats du Monde de 470 qui viennent de s’achever en Argentine !

Bon vent à Cassandre et sa nouvelle équipière Aloïse, toujours sur la route des JO ! N’hésitez pas à suivre ce jeune équipage français, relève de la voile olympique féminine !

Photo prise lors du Championnat d’Europe de 470 en 2013 en Italie, où nous prenons la 5ème place du classement européen !

Bonne année :-)

2016

Merci à tous pour votre soutien ces derniers mois… C’est avec vous et grâce à vous tous que j’arriverai au bout de ce projet qui n’a rien de solitaire !
Des nouvelles à venir sur les ondes prochainement !

Bonne année 2016, soyez fous, réalisez vos rêves !

#JointheCrew #LookingForPartners #MiniTransat2017 #Audace #Passion

Première navigation en solo sur le Mini 719 !

Nouvelle étape dans le projet, premiers entrainements sur le prototype 719, avec un entraîneur embarqué puis toute seule sur le bateau !

Naviguer seule demande beaucoup d’anticipation dans les manoeuvres afin de garder une bonne maîtrise du bateau, et donc beaucoup d’entrainements pour automatiser tous les gestes. Deux années de préparation pour être au top niveau et empanner les yeux fermés sous grand spi au milieu de l’Atlantique !

Je vous laisse découvrir les images de cette première navigation en solo !

A très bientôt,

Charlotte

#1 Mise à l’eau du 719

Hello,

Me voilà de retour à Paris après un week-end riche en émotions qui a marqué la première étape vers la Transat : la mise à l’eau du bateau de Nicolas Boidevezi avec lequel je vais m’entraîner à la Toussaint !

Le programme était dense mais nous avons tenu la cadence avec Nicolas, Jérôme, Laurent et Sylvain, présents avec des compétences bien précises, essentielles pour mettre à l’eau cette petite formule 1 des mers ! Prochaine étape, prise en main sur l’eau !

A très vite !

Charlotte

L’aventure commence ici

C’est dans une petite chambre de bonne, nichée sur les hauteurs de de Paris, que le projet de la mini transat se concrétise. D’ailleurs, je me sens comme sur un Mini, 10 mètres carrés, tout y est soigneusement orchestré ! Je m’entraîne déjà à vivre dans un espace très réduit avec pour océan les mille toits de Paris.

Ainsi dans cette petite chambre, le soir après les cours, après une bière au Piano Vache,  je rêve à ce projet ! Sur la mappemonde, je dessine la Transat, et je me projette loin, bien loin, en 2017, surfant sur une vague géante au beau milieu de l’Atlantique.

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